Bon, cela fait à peu près un million d'années que j'aurais du poster cet article, mais ces derniers temps, comme tu as pu le constater, je n'étais pas très présente (j'avais même disparu, telle l'ammonite du fond des mer qui ... bref). J'ai des circonstances atténuantes, parmi lesquels le décès de Wilbur, mon PC portable, qui a rendu l'âme dans la fleur de l'âge, d'un infarctus foudroyant du disque dur, emportant avec lui deux ans de photos, deux ans de boulot et une bonne partie de mes neurones (je l'ai distinctement entendu marmonner "si je tombe, tu tombes" parmi les chuintements de sa carte mère en train de griller).
Le fourbe.

Bref, heureusement, j'avais eu la bonne idée (je veux dire la flemme royale) de formater la carte mémoire de George (mon Nikon) (fidèle et résistant, lui), du coup j'ai pu garder une trace des maquillages que j'ai fait durant ma période de désertion.

Le 19 mars (c'était un mardi), en rentrant du boulot, j'ai voulu aller me consoler (j'ai toujours besoin de me consoler d'avoir fait une journée de boulot) grâce à un chèque cadeau de Marionnaud (encore eux) (ils auront ma peau) (ou ils l'ont déjà, je ne sais plus). Je ne savais pas encore trop quoi prendre, juste que j'avais des envies de vert (oui, encore). Et comme je suis encore tombée pendant l'horaire des Beauty Hours, ma maquilleuse m'a proposé, en attendant de faire mon choix, d'essayer une autre palette Hypnôse de Lancôme (je t'avais parlé de mon coup de cœur mentholé par ici). Comme elle m'avait fait de l’œil la dernière fois (une palette de fards à paupières qui fait de l’œil) (paupière, œil ...) (qu'est-ce qu'on se marre), j'ai voulu essayer la palette Vert Mystère (déjà, rien que le nom me faisait frétiller des orteils) (vert mystère, vert sorcière hin hin hin) (bref).
Elle n'est pas juste magnifique, cette palette ? Hein ? Et puis elle va tellement bien avec ma bague-camée-flamands-roses. Tu veux la voir sans flash ? Mais ouiiii, tiens :
Une belle harmonie de deux verts, un fougère et un pâle, associés à un magnifique brun-bronze-pailleté pour ourler (c'est beau, ça non ? "pour ourler". Moi j'aimeuh bieng) et un rose pâle pour illuminer, le tout accompagné d'un noir mat. A l'exception du noir (mat, donc, suis un peu) les fards sont très pailletés, très lumineux. Sur ma bobine de chouette ahurie, voilà ce que ça a donné :
Appliqué avec légèreté, le rendu est presque gris, fumé, plutôt discret, en fait. J'ai vraiment adoré.
La maquilleuse a ajouté un trait de liner en ras de cil, pour un effet noeu-noeuil de chaminou. Mwraou.
Alors bon. Je suis faible, je suis nulle, j'avais passé une journée de merde, j'avais 25% de réduction sur le maquillage, j'avais comme par hasard ma carte de fidélité sur moi ... Je suis passée à la caisse et je suis repartie avec (en couinant de joie jusqu'à ma voiture) (pathétique).

De retour à la maison, comme d'hab', j'ai voulu refaire un maquillage avec, à ma sauce cette fois, en appliquant les fards de manière bien plus appuyée, pour un effet plus intense, darling.
Je voulais insister sur le vert, et j'ai trouvé les fards extrêmement bien pigmentés, et surtout très malléables (ce n'est pas le mot que je cherche, mais comme je n'arrive pas à sortir le terme adéquat, tu auras donc celui-là : malléable. Je veux dire qu'ils sont très faciles à travailler entre eux et qu'il est tout à fait possible d'obtenir des effets très différents dans l'intensité et la teinte) (c'est pas clair tout ça, pouaaaah).
As you can see with your yeux, le rendu est très pailleté-qui-brille-comme-j'aime, sans faire pour autant dans la boule à facettes (on reste classe, c'est du Lancôme, dammit).
(tu as remarqué comme je meuble bien entre les photos ? J'ai fait des progrès depuis le "ben là vous avez mes yeux ... et puis ben là ils sont fermés ... ah et puis là j'ai mis le flash, t'as vu !") (si si, j'ai fait des progrès, tu peux le dire) (dis-le).
T'as vu ça briiiille hein !

C'est peut-être l'un des achats dont je suis la plus satisfaite, je l'utilise en maquillage de tous les jours (en version light) tellement l'application est facile. J'ai chronométré, en vacances, je mets à peu près six minutes pour me maquiller les yeux. Monsieur Pintade en est bluffé.

Je suis joie.
 
 
Nom d'une méduse à bigoudis, il y a de la poussière, ici !

Faut dire que ça fait un bon moment que je n'ai pas posé la patte dans les parages, la faute à de multiples visites chez le vétérinaire qui m'ont pas mal déplumées.
Maiiiiis la Pintade est, telle le glorieux pissenlit, une mauvaise herbe que l'on n'éradique pas aussi facilement, qu'on se le dise ! Me voilà donc de retour (pour vous jouer un mauvais tour) (si tu reconnais cette réplique, ami lecteur, sache que tu auras mon respect éternel) (et une honte magistrale à l'encontre du reste du monde).

Pour redémarrer en douceur (j'ai pleiiiiin de trucs à vous montrer, mais j'ai pleiiiiiiin de trucs à faire aussi et les journées n'ont, hélas, que 24 misérables heures) (et figurez-vous qu'il m'arrive de dormir. Amazing), je vais commencer par honorer un tag que j'ai reçu de la part de Pam-pam (merci merci merci, je suis flattée jusqu'à la pointe des orteils), un second Liebster Award ! (j'adore ce truc-là, ça me donne l'illusoire sensation d'être quelqu'un d'important). Allez, on va tenter d'être originale et de trouver 11 nouvelles choses débiles à blablater à mon propos :

1) Je fais ce que je veux avec mes cheveux. Non pas qu'ils soient particulièrement dociles (ce serait même plutôt l'inverse, merci à Mère Nature de m'avoir affublée de cheveux fins/souples/en vrac/électriques/idiots) mais je leur ai à peu près tout infligé. Toutes les coupes (je suis passée en quelques coups de ciseaux d'une longueur façon Raiponce - comprenez à mi-cuisses - à un court-très-court  façon Alissa Milano dans Charmed) (la coiffeuse m'a dit que ç'avait été le beau coup de sa carrière), toutes les couleurs (ou presque) à l'exception du blond platine et des teintes fluos à la sauce chanteuse de kawaï pop japonaise.
Pour info, actuellement, ils sont actuellement mi-longs, d'un roux criard dégradé en tie&dye naturel (ma couleur naturelle est un blond un peu foncé, plus sombre à la racine qu'aux pointes. Du coup les colorations claires, pas trop couvrantes, subissent les nuances naturelles).

2) Je collectionne les instruments de musique. J'en ai 15 : trois guitares (j'en joue, péniblement, depuis deux ans), un piano droit, un piano numérique, une mandoline, un ukulélé, un violon (dont je ne sais absolument pas jouer), un djembé, un tambourin, deux guimbardes, une flûte baroque, une tin whistle et une paire de maracas.
Je rêve d'une vielle à roue et d'un bodhràn irlandais.

3) Je suis végétarienne depuis 2007. Pas tant par éthique que par goût (je HAIS la viande). Je ne mange pas de poisson non plus (rien que l'odeur me donne le mal de mer), et me fiche éperdument du cri de souffrance de la carotte quand on l'arrache de terre (je n'ai aucune pitié pour les carottes) (les navets, à la rigueur, ils sont tout blanchâtres, les pauvres).

4) J'ai la phobie du chou fleur. Pas seulement par dégoût (c'est paaaaas boooooon le chouuuu fleuuuur) mais aussi par réelle phobie. L'aspect, la texture, l'odeur, le goût ... Tout dans ce foutu légume me donne envie de fuir aux Maldives pour lui échapper.

5) Je collectionne les jeux de cartes, en particulier les tarots divinatoires.

6) Et du coup, je sais me servir d'un tarot divinatoire. Comprenez que je tire les cartes pour "lire l'avenir" (dieux que je n'aime pas cette expression, ça sonne tellement vieille Mâdâme Irma de fête foraine) (mais je n'ai pas trouvé mieux) (si quelqu'un a une idée ?). J'avais même pensé, il y a quelques temps, ouvrir un cabinet de cartomancie.

7) Je connais par cœur les dialogues de Jurassic Park, Broken Arrow et Robin des Bois Prince des Voleurs.

8) Ma fleur préférée est l'iris bleu. Je le clame depuis des années mais personne n'a jamais eu l'idée de m'en offrir un bouquet. Les gens de mon entourage sont bouchés à l'émeri.
Ou égoïstes.
Ou peut-être qu'ils ne m'aiment pas, en fait.
C'est une possibilité.

9) Je ne suis pas un modèle de sociabilité mais j'aime beaucoup quand des inconnus m'adressent la parole et se mettent à avoir une conversation avec moi. Pas plus tard qu'hier, au laboratoire d'analyses, un charmant monsieur m'a branchée jardinage. Nous avons discuté arrosage et boutures dix bonnes minutes en attendant nos infirmières.
Ça me redonne foi en l'humanité.

10) J'adore marcher. D'ailleurs je n'ai passé mon permis de conduire qu'à 25 ans, quand on m'a affecté à un poste à 26km de chez moi, et qu'il était assez illusoire de m'y rendre à pieds. Avant, je faisais tous mes déplacements via mes braves papattes et, parfois, les transports en commun.

11) J'ai la phobie des escaliers en colimaçon. J'ai parfois fait de véritables crises de panique en montant dans les clochers des églises que j'étudiais quand j'étais en cursus d'archéologie médiévale. Pas terrible terrible pour ma crédibilité scientifique. Mais un compatissant (et un peu timbré) curé qui m'accompagnait un jour en a récité des Notre-Père pour m'encourager (ce qui m'a encore plus terrifiée, pour être honnête).

Et maintenant, les 11 questions de Pam-pam :

1. Ton porte-bonheur ou objet fétiche ?
Porte-bonheur et objet fétiche sont deux choses différentes pour moi ... Je peux changer de porte-bonheur en fonction de mes envies et besoin (j'en change donc régulièrement), par contre, l'objet fétiche est à mes yeux celui qui ne nous quitte jamais, et qui n'est pas forcément destiné à attirer la chance, mais plutôt à nous accompagner ... C'est tordu, je sais.
Mon objet fétiche serait donc un bracelet en argent, à maillons en grains de café, offert par ma mère pour mes 16 ans, et que je n'ai jamais enlevé depuis (sauf les quelques fois où j'ai été hospitalisée). Dessus, j'y ai accroché deux pendentifs en argent, l'un représentant un triskell, l'autre une déesse à l'image de la Vénus de Willendorf, tous deux ramenés de deux voyages en Bretagne, à Brocéliande.
Mon porte-bonheur, actuellement, est un collier qui porte un pendentif doré en forme de patte d'oiseau et un galet de labradorite.

2. Ta manucure favorite de tous les temps ? (que ce soit la tienne ou celle d'une autre)

La manucure Petits Poneys faite par Tête de Thon. Si seulement j'avais une once de talent, je me la ferai sur tous les doigts.

3. Ton film préféré ?

Les Ensorceleuses (Practical Magic en VO), avec Sandra Bullock et Nicole Kidman. Je peux le regarder en boucle sans jamais m'en lasser.

4. Où te vois-tu dans 5 ans ?

Surtout pas dans le même boulot qu'aujourd'hui. Très honnêtement, je sais ce que je ne veux pas, pas ce que je veux. J'aurais bien aimé déclamer avec flamme que dans 5 ans je me vois tisser des poils de yack dans une yourte en Mongolie pour promouvoir le travail équitable dans l'industrie textile, mais j'en suis très loin.
Peut-être que d'ici-là j'aurais fugué au Pays de Galles pour faire des cosmétiques bio à base de lait de chèvres, après tout.

5. Ta plus grosse honte ?

J'en ai déjà raconté une dans le tag précédent, mais bon, j'en ai des quantités.
Comme la fois où j'ai dit, d'un air tout à fait convaincu et solidaire, à mes collègues de boulot alors que nous parlions de faire face tous ensemble à un problème : "oui, il faut qu'on se serre les couilles !".
Les coudes. Les coudes, bordel.

6. Ton plat favori ?

Les pâtes au bleu de mon italien de Monsieur Pintade.
Je m'en ferai péter le bide jusqu'à ce que mort s'ensuive (comme dans Seven) (et sur ma tombe on écrira : ci-gît la Pintade, elle a forcé sur le Bleu d'Auvergne).

7. Le voyage de tes rêves ?

L'Irlaaaaaande ! On a vu plus exotique, mais c'est vraiment ma destination rêvée.

8. Ton plus gros défaut ?

Être moi ? Non je plaisante (quoi que ...)
Je suis une sale feignasse qui remet tout au lendemain. La reine de la procrastination. Du coup je fais tout dans l'urgence, je me stresse et je stresse mon entourage. C'est très chiant, mais je ne me refais pas ...

9. Ta plus grosse qualité ?

Bonne question. Je vais demander à Monsieur Pintade (histoire de le mettre un peu dans la merde) (oui, je suis feignasse ET sadique).
Ah oui, je mime super bien l’hémorroïde en pleine crise.
J'ai des tonnes de talents cachés, décidément.

10. Ce que tu aimes le plus chez toi ?

Mes mains. Elles ne sont pas trop moches, fines, blanches, et elles font leur boulot assez bien. En plus, elles ont dix doigts et des pouces opposables, je vois pas de quoi je pourrais me plaindre.

11. Ce que tu aimes le moins chez toi ?

Mon nez. Il est de traviole et toujours bouché, le con. Moche ET inutile.

Voilààà !

Pour être honnête je ne sais pas trop qui taguer en retour (j'avoue que je visite relativement peu de blogs, en fait, et que j'ai perdu tous mes favoris avec le suicide de mon PC), donc celles et ceux qui ont envie de jouer le jeu ... lancez-vous !
 
 
Ô joie, ô bonheur, ô fierté, j'ai été nominée par Rhapsody In Beauty (merci merci merci) pour les Liebster Award qui circulent actuellement sur la Toile.

Le principe est tout bête :
1) On dit 11 choses sur soi 
2) On répond aux 11 questions que la personne qui nous a nominée a posées.
3) On pose à notre tour 11 questions
4) Et on nomine 11 autres blogs, en avertissant leurs propriétaires sur leur page (faut quand même qu'ils soient au courant, hein). Naturellement, on ne nomine pas la personne qui nous a nominée (logique)

Le but étant de faire connaître les blogs dit "confidentiels" non pas parce qu'ils sont classés secret défense, mais parce qu'ils comptent peu de lecteurs réguliers (moins de 200 si je ne m'abuse).

Allez zou, c'est parti, en voiture Simone !

11 choses fondamentales que tu ignores sur moi

1) Je parle aux objets du quotidien (mon lit, mon ordinateur, mon appareil photo, mon iPod, ma machine à café, etc.) et je leur donne des prénoms. Quand je suis seule à la maison ça a des airs de gentil monologue innocent, c'est tout suite plus inquiétant quand je minaude devant la photocopieuse au boulot sous les yeux médusés de mes collègues.

2) Mon estomac est probablement composé à 99% de sucre (théorie avancée par Monsieur Pintade) tellement je suis capable d'engouffrer des sucreries sans jamais être malade ni lassée. Je peux casser la gueule à un pot de Nutella de 800g en deux jours avec pour seules armes mon estomac et une cuillère à soupe.

3) J'ai toujours un couteau suisse, un mètre ruban, un briquet, un médiator home made et un diapason dans mon sac à main, même quand c'est une pochette de soirée et que je me rends à un mariage.

4) Je suis fan de Batman depuis que j'ai 6 ans.

5) Je collectionne les moutons (surtout en peluche). Et je leur donne des noms, évidemment. 

6) J'ai une fascination maladive pour l'Irlande, le tartan, les leprechauns qui cachent leurs chaudrons remplis d'or au pied des arcs-en-ciel et les hommes en kilt.

7) Je regarde systématiquement ma vieille cassette vidéo des Petits Poneys (une antiquité de 1986) quand je suis malade, c'est la seule chose qui me réconforte (avec la compote de pomme au miel et les coquillettes au gruyère).

8) Je ne peux pas vivre sans plantes à cultiver (j'en couvre mon balcon tous les printemps). Et de préférence des aromatiques (sauge, thym, persil, romarin ...). Je suis passionnée de botanique et je dévore tous les livres sur le sujet qui me tombent sous la main.

9) Je ne supporte pas les nombres pairs. Du coup je fais toujours tout par nombres impairs (instinctivement en plus, la plupart du temps je le fais sans même m'en rendre compte). J'achète par 1, 3, 5 ... Bref, je suis un peu cinglée.

10) Je fête Hallowe'en avec ferveur et enthousiasme, généralement dans l'indifférence générale vu le peu d'engouement que cette fête (ma préférée) suscite chez nous (alors qu'elle est d'origine celtique, c'est à dire bien de chez nous à la base, m'enfin). L'an dernier, Monsieur Pintade m'a emmenée à Disneyland pour l'occasion, j'en ai frisé la crise d'apoplexie.

11) J'ai un nain de jardin dans mon salon. Un gros, barbu, avec un bonnet rouge, endormi sous une énoooooorme amanite Tue-Mouches, posé au coin de mon manteau de cheminée (je n'ai pas de cheminée, juste un manteau récupéré en brocante, dans lequel je fais brûler des bougies).

11 réponses à 11 questions

1) Les habitudes que tu détestes chez les autres ?

Les gens qui rentrent chez moi en chaussures, et disent "non non, c'est propre, c'est sec dehors !" alors que j'ai de la moquette et qu'il est bien connu que seule la pluie rend les trottoirs - pleins de pisse de chien et de vieux chewing-gum puants - sales (quand il ne pleut pas, il faut croire que c'est stérile).
Ces mêmes gens qui, chez eux, ôtent consciencieusement leurs chaussures avant d'entrer chez eux. Logique.

2)Ta plus grosse déception cosmétique ?

Les crèmes soi-disant anti-boutons que je me suis tartinées sur le front pour exorciser les quelques vilains que j'avais étant ado (je n'avais pas d'acné à proprement parler, mais la puberté est ce qu'elle est sur une peau mixte ...) et qui n'ont jamais tenu leurs promesses, mais m'ont tellement agressé la peau qu'elles m'ont déclenché des crises d'eczéma. 

3) Ta plus belle découverte beauté ?

Je dirai mon fond de teint. J'ai une peau extrêmement réactive, qui fait des plaques et des rougeurs à la moindre "agression" (ma peau considère une légère brise printanière comme une agression) (je ne t'explique pas sa réaction face à la barbe de Monsieur Pintade) qui m'ont très longtemps complexée au point de ne pas vraiment m'investir dans le maquillage (à quoi bon faire un joli maquillage sur une vilaine peau toute tachée ?). Un jour où c'était franchement n'importe quoi et où je ne pouvais pas me permettre d'avoir une tronche digne de Madame Mim, j'ai à tout hasard essayé un échantillon de fond de teint qui traînait au fond d'un tiroir, et là ... miracle. Un teint uni, parfait, sans tâches. C'était un Clarins, le Teint Haute Tenue (avec un SPF 15, pour les têtes d'endive comme moi c'est un plus à ne pas négliger), que j'utilise encore aujourd'hui. 

4) Ta plus grosse honte d’adolescente (qui te fait encore rougir en y pensant) ?

Quand, en troisième, après une matinée bien pourrie, je suis montée en furie dans la voiture de mon père (qui venait me chercher et était encore en retard), en balançant mon cartable, attachant rageusement ma ceinture et commençant à râler et à pester avec véhémence avant de réaliser ... que le monsieur au volant qui me regardait avec de grands yeux effarés n'était pas mon père.
Je me suis enfuie comme une voleuse, sans même m'excuser. Je n'en rougis pas vraiment aujourd'hui, ça me donne plutôt envie de rire, mais qu'est-ce que j'ai eu honte ce jour-là !

5)Quels sont tes indispensables beauté ?

La base pour paupières (je prends celle de Gosh, la Velvet Eye Primer), le baume à lèvres (en ce moment je suis retombée dans mon pot framboisé de chez Yves Rocher), le mascara noir, le crayon liner et mon fond de teint of course.

6) Une résolution 2013 (si tu en as fait) que tu n’as jusqu’à présent pas respectée ?

Je n'en ai pas vraiment fait, je suis tellement fainéante et de mauvaise volonté que c'est un peu peine perdue ... Mais j'avais envisagé d'arrêter (ou tout du moins de freiner) le Nutella et je crois que c'est un échec cuisant qui me pend au nez.

7) La marque sur laquelle tu as un mauvais à priori et que tu n’oses pas acheter ?

Hum ... Je n'ai pas vraiment d'a priori sur les marques (je suis un peu infidèle, je papillonne et je teste un peu partout), mais disons que certaines choses me rendent un peu sceptiques (telle une fosse) (ah ah ah, c'est de l'humour de haut vol) (pardon), comme les choses très très bon marché (du style ELF). Je me demande un peu le pourquoi du comment du c'est-quoi-donc, et avec quoi on fait ces trucs-là pour les vendre à si bas prix (déjà quand on voit les saletés qu'il y a dans les cosmétiques un peu plus chers ...). Mais bon, je ne suis jamais fermée, je ne demande qu'à essayer et à changer d'avis.

8) As-tu déjà mangé des lasagnes Findus ?

Non madame, je suis végétarienne.
Aucun petit poney n'a donc jamais fini dans mon estomac plein de sucre et de chocolat.

9) Le parfum que tu adores ?

Il y en a pas mal (habituellement je tourne avec 8) (oui, je sais, je suis faible), mais je crois avoir un faible pour Idylle, de Guerlain (j'hésite avec Lys Soleia, de la collection Aqua Allegoria de la même maison, qui sent bon les vacances)

10) Dans la continuité des choses, celui qui qui te donnes des hauts le coeur ?

J'ai beaucoup de mal avec Anaïs Anaïs de Caharel et encore plus avec Jungle de Kenzo. Ils me font fuir loin, loin, loiiiiiin ...

11) Tu n’as jamais compris … (remplis par ce qui te semble incompréhensible)

Les règles des échecs. J'aurais bien voulu, pourtant. Mais justement, ce fut un échec. Ha ha ha (je fais dans l'humour savant ce soir) (je suis fatiguée)

Mes 11 questions hautement spirituelles

1) Comment allez-vous ?

2) Que faites-vous les jours de pluie (quand vous ne travaillez pas) ?

3) Votre pêché mignon ?

4) Une chanson qui vous représente ?

5) Quelle est la pièce fétiche de votre garde-robe ?

6) Votre roman favori, et les raisons qui ont fait qu'il vous a séduite ?

7) Une chose qui vous agace profondément ?

8) Un petit rien qui vous rend heureuse (avec sourire niais et compagnie) ?

9) Que ne pourriez-vous jamais faire ?

10) A quoi ressemble votre chez-vous ?

11) Une odeur qui vous révulse totalement ?

Et les 11 blogs que j'ai l'honneur et le plaisir de nominer

Fluffy Faucheuse 
Chroniques "Beauté" d'une Poulette
Sous Une Pluie de Confettis
Chagaro
Fizzz and Bubbles
Dans Mes Placards
On s'en Blog Tantôt
Lipstick And Chamallows
Plumes et Paillettes
Destiny Beauty
Le Blog de Pam

A toi qui m'a lue jusqu'au bout, je n'ai qu'une chose à dire : bravo d'avoir tenu le coup sans balancer ton PC par la fenêtre, et merci ;)
 
 
Hier, en allant innocemment flâner chez Marionnaud (je flâne toujours innocemment chez Marionnaud, je suis un modèle de vertu) (si si je te jure) (bon, en vrai j'avais une offre à ne pas manquer, pour deux vernis achetés, le troisième était offert) (reconnais que je ne pouvais pas rater ça) ma maquilleuse préférée m'a annoncé que, ô joie et cuicui dans les arbrisseaux en fleurs, il était 17h, et qu'à Marionnaud, ce jour-là, à 17h, c'était Beauty Hour.

Les Beauty Hours, c'est une idée lancée à l'occasion de la sortie des dernières palettes de chez Lancôme, les Doll Eyes (qui promettent un regard agrandi et une tenue intense grâce à une combinaison de 5 fards (rien que ça), et trois pinceaux fournis) une idée fort sympathique ma foi, puisque le principe consiste tout simplement à essayer les fameuses palettes sous la houlette d'une experte maquilleuse qui propose de réaliser sur un cobaye consentant un maquillage complet avec les derniers produits de la marque (mascara, anti-cerne et gloss compris), et ce à partir de 17h (donc).
J'ai jeté un regard humide et papilloté des cils vers Monsieur Pintade qui avait eu l'infortune de m'accompagner, et évidemment j'ai généreusement prêté ma face de rat tendue au jeu des pinceaux.
Ma maquilleuse portait ce jour-là un audacieux maquillage bleu-vert absolument somptueux et totalement contraire aux lois de la discrétion et de la sobriété, j'ai donc naturellement demandé le même.
Et je l'ai eu.

C'était la première fois que je me faisais maquiller, et c'était bien sympathique ma foi (même si le mascara passé par quelqu'un d'autre, ça chatouille sévère). Même Monsieur Pintade y a trouvé son compte, puisque pendant que je me faisais artistiquement peinturlurer, sa Majesté trônait dans un fauteuil en sirotant un café gracieusement offert par le magasin (décidément je suis fan de Marionnaud, nulle part ailleurs je ne suis reçue de cette façon) (de temps en temps on a même droit à du champagne et des macarons, c'est trop chouette-chouette).

Après quelques minutes de patience, j'ai découvert mes yeux de chouette dans un miroir et ... Et bien j'ai adoré. C'était très différent de ce que je fais habituellement (déjà, en théorie, le bleu j'évite, sans trop savoir pourquoi j'avais fini par m'auto-persuader que ça ne m'allait pas)(et bien en fait si). Même Monsieur Pintade, la surprise passée et le café fini, a opiné du chef en disant que c'était "bien bien bien". 
Du coup, l'inévitable s'est produit.
Je suis repartie avec la palette. 
La n°03, nommée Menthe à l'Ô (c'est un truc de chez Lancôme, ça, ils aiment bien les accents circonflexes sur les o) :
(j'étais obligée de la prendre cette palette, tu as vu, elle est assortie à mes boucles d'oreilles) (argument imparable)
(et puis, magie technologie, les pinceaux ne tombent pas, puisque la palette est aimantée) (si c'est pas LE truc indispensable, franchement, hein ?) (si si répète-le plusieurs fois, tu finiras par être convaincue, toi aussi)
Je connais peu Lancôme à vrai dire (mis à part pour les parfums, et j'avoue que je ne suis pas fan), mais j'avais acquis il y a peu une palette monochrome de chez eux, et j'avais été séduite par l'intensité de la couleur et la très bonne tenue du fard. Du coup bon, je me suis dit, quitte à innover, autant y aller franco (c'est aussi un argument imparable) (ça en fait déjà deux, tu te rends compte ?) (et puis j'avais un bon de - 20 % sur tout le magasin = argument imparable n°3) (on ne peut pas lutter contre la Destinée).

Je n'avais pas d'appareil photo sous la main (je ne me balade pas partout avec George-mon-Nikon autour du cou, hélas), du coup Monsieur Pintade a tenté d'immortaliser quand même le résultat avec mon téléphone dans le rayon viennoiseries de Monoprix (lieu glamour et branché par excellence), et ça a donné ... ça :
Ah oui je t'avais prévenue. Photo de portable dans les rayons de Monoprix, forcément, c'est du grand art.
Et toujours, mes yeux de hibou houhou. 
Chou.
Genou.
Caillou.
Bref.
En semi-ouvert (comme les plaies de chaussette de Monsieur Pintade) (c'est une longue et triste histoire)
Et puis yeux fermés (oui, mes légendes sont absolument indispensables)

La maquilleuse a suivi le schéma d'application proposé par Lancôme (j'ai trouvé une vidéo explicative ici, réalisée pour les palettes Drama Eyes, mais le principe est exactement le même) (et à la fin, on peut aussi faire la bouche en cul de poule et jeter des regards langoureux par-dessus notre épaule, parait que ça fait pro) (et idiote) et j'avoue avoir trouvé le résultat franchement sympathique (j'ai fait la bouche en cul de poule aussi) (Monsieur Pintade n'a même pas remarqué, il était trop occupé à expliquer à la vendeuse que le parfum pour homme Gentleman de Givenchy avait très exactement la même odeur que le crottin de Chavignol) (le pire, c'est que c'est vrai) (oui, Monsieur Pintade s'éclate chez Marionnaud).

Du coup, forcément, chez moi, j'ai voulu essayer de le refaire à la sauce moi, c'est à dire de tenter les gestes habituels que je fais avec mes autres palettes, en supprimant l'eye liner noir (le mien est décédé il y a peu et ma période de deuil n'est pas encore finie) (en vrai j'ai eu la flemme d'en racheter, chez moi l'eye liner noir est un peu l'équivalent du feutre-noir-à-faire-les-contours-quand-on-dessine-quand-on-est-petit, c'est à dire qu'à force d'en mettre partout ça fini par tourner à l'overdose et à faire plus moche qu'autre chose) pour le remplacer par un trait léger tracé au pinceau biseauté avec le fard le plus foncé de la palette.

Et ça a donné ça (attention, c'est parti pour les légendes super informatives, veuillez attacher vos ceintures et éteindre vos sandwiches) :
Avec ... le flash de George-mon Nikon (oui c'est bien lui, Hallelujaaaaaah)
Et puis sans le flash (cris de déception) ("oh bah nooon Flash, revieeeeens quoi !")
Le revoilààààà ! Tatataaaaaaaa
En z'yeux baissés, façon humilité parfaitement naturelle.
Et puis, devine, devine !
Ouiiiiiiiiiiii, sans flash, trop fort.
Façon Belle au Bois (blondeur et rose en moins) (et Prince Charmant barbu)
Et puis ...
Bref. 

Pour faire ce très discret maquillage (ahem) (sans blague, c'est tout à fait portable en fait, je l'ai assorti à une robe extrêmement sobre (ahem) bleue, jaune et verte à imprimés foulard, c'est passé comme une lettre à la poste) (bon, il faut aimer les couleurs vives et les imprimés pas discrets du tout, je te l'accorde) (un peu de fantaisie dans ce monde de brutes, nom d'une méduse à moustaches) j'ai utilisé exclusivement la palette Menthe à l'Ô de Lancôme.
Et pour mettre le tout en valeur, j'ai appliqué le mascara Cils d'Enfer de Guerlain (je t'en reparlerai bientôt, une très chouette acquisition) et un rouge à lèvres très discret (et cette fois-ci c'est vrai), le Rouge Automatic Shine (de Guerlain aussi), teinte 202, Mi-Mai.
Finalement c'est tout bête, mais je sens que je vais user et abuser du bleu cet été, moi ...

Si toi aussi tu veux faire boire de la menthe à tes z'yeux, tu trouveras cette merveille :
Chez Lancôme, au prix de 49 €
Chez Nocibé, à 48 €
Je ne l'ai pas encore vue sur les sites de Séphora et Marionnaud, mais elle est disponible dans les magasins Marionnaud, au prix de 48 € également.
 
 
Dans la veine de mes envies de vert, j'ai eu la subite envie, après mon crash test du vert pastel de chez Bourgeois (le tout mimi tout joli), d'essayer le kaki que Monsieur Pintade m'avait choisi à Monoprix (oui, on a une vie passionnante, on va à Monoprix, rendez-vous compte).
En règle générale, je n'aime pas trop le kaki, trop militaire-terne-tristounet à mon goût (et puis en peinture on appelle ça le caca d'oie, c'est tellement glamour) (je suis pas fan des oies, c'est un peu les cailleras de la basse-cour), mais celui-ci avait l'air sympa, et j'ai appris à me fier à l'avis fashion de Monsieur Pintade.
Et puis c'était un OPI, ça fait des lustres que j'en entends parler (enfin, que j'en vois parler plutôt) (mais voir parler, ça me fait mal aux oreilles) (ou aux yeux, je ne sais plus) en bien sur les blogs, que ça m'intrigue, que j'ai envie de tenter ... C'était l'occasion rêvée (il était à - 50 % en plus, imaginez l'OCCASION RÊVÉE !) (parfaitement)

Mon premier OPI a donc été un kaki, nommé Uh-oh Roll Down The Window (je suis décidément fan des noms de vernis) (je me demande qui est payé pour les trouver) (je voudrais bien faire ce boulot, d'ailleurs). Ce petit fait partie de la collection Touring America (donc automne/hiver 2011, fiouuuuuu c'est tellllllllllement loin tout ça) (je suis has been) (mais après tout le vintage revient à la mode) (alors faisez-moi pas scier).
Et avec le combo traditionnel base-deux-couches-top-coat, ça a donné :
D'abord à la (rare) lumière du soleil (il fallait aller à la chasse aux rayons ce matin) (j'en ai eu un j'en ai eu un bordel j'ai ai eu un j'en ai eu un !)
Et puis avec un petit coup de flash. C'était violent.

Contre toute attente, je le trouve très joli, chic et pas trop tristounet. Je pense qu'il gagnerait à être réveillé par une touche de orange (par exemple sur la lunule, ou des petits pois, ou des rayures, ou bêtement avec un seul ongle orange et les autres en kaki ... bref, vous avez saisi l'idée) mais tout seul il se suffit assez à lui-même (j'ai l'impression que c'est confus ce que je dis, non ?) (je suis fatiguée, et j'ai mangé trop de Choco Pops)

Côté application, j'avoue que je suis un peu déçue par la texture. Le pinceau plat est bien pratique (moi aimer les pinceaux plats d'amour), mais la texture est crémeuse, très crémeuse, très très crémeuse, presque trop épaisse, et je l'ai trouvé finalement assez difficile à travailler pour obtenir une couche homogène (bon, il faut dire aussi que je ne suis pas douée avec un pinceau) (mais tout de même, j'imagine qu'il faut un certain coup de main pour le doser correctement).

Niveau séchage, en un épisode de Borgia c'était plié.

Et côté tenue ... Je l'ai posé hier, donc pour l'instant je vais cocher la case "ne se prononce pas (encore)". Oui, je sais, c'est une information qui ne sert à rien.

Bref, bilan un petit peu mitigé mais plutôt positif au final. Et puis la contenance du flacon est plus qu'honorable (15 mL, c'est du flacon de compét).

Si vous aussi vous avez envie de mettre vos ongles au vert-militaire-mais-pas-trop, vous le trouverez à 13€90 chez Sephora. Et peut-être qu'il en reste encore à Monoprix, allez savoir.
 
 
L'autre jour, j'ai eu des envies de vert.
Mais alors vraiment vraiment. L'envie la vraie, la méchante.
Du coup j'ai enfilé une jupe droite vert forêt (merci H&M), j'ai mis un noeud vert dans mes cheveux roux-roux (oui la pintade aime les noeuds), je me suis vernis les ongles en vert pastel (avec un petit mignon de chez Bourgeois délicieusement nommé "Vacances à Hawaï" dont tu entendras très certainement encore parler tant je l'ai aimé) (mais je ne l'ai pas photographié et je souffre du syndrome de l'écaillage compulsif de vernis, ce qui abrège généralement considérablement la durée de vie de mes vernis dès le moindre accroc) et évidemment, j'ai eu envie de mettre du vert sur mes z'yeux.
L'ennui, c'est que le vert sur les yeux peut vite virer mauvais goût s'il n'est pas bien dosé. 
Si si je t'assure, souviens-toi :
Et comme j'ai parfois une tendance naturelle au mauvais goût, je m'en méfie un peu.
Du coup, je me suis tournée vers une valeur sûre qui-n'est-pas-vraiment-vert-mais-présente-un-bon-compromis-avec-lequel-on-ne-peut-pas-trop-se-planter : l'Illusion d'Ombre Epatant, de Chanel.

Je t'ai déjà parlé des Illusions d'Ombre de Chanel (si si, c'était, je m'en souviens) et tu dois te rappeler à quel point ces trucs-là sont formidables. Si tu ne t'en rappelles pas, je te le re-dis : ces trucs-là sont formidables. Beaux, brillants, pigmentés, faciles à travailler, et côté tenue, je peux t'affirmer qu'ils sont à l'épreuve des balles.

Epatant est un des premiers bébés de la saga (qui s'enrichit de plus en plus à chaque collection) (d'ailleurs il y a deux petits nouveaux, poétiquement nommés Apparition et Convoitise, respectivement bleu nuit et beige cuivré dont tu entendras trèèèès bientôt parler ici), c'est un beau kaki bourré de reflets métallisés argentés.
Comme c'est une couleur plutôt froide, j'ai voulu la "réchauffer" avec un beau brun en coin externe (le Brun Austral de la palette DuoLumières n°1 d'Yves Saint-Laurent) et une touche de doré en coin interne, encore avec une Illusion d'Ombre, la teinte Apparence cette fois (un sublime vieil or que je mets à peu près partout). Et ça a donné ça :
A la lumière du jour (chouette chouette chouette, le soleil revient, la lumière naturelle donne enfin quelque chose)
Un coup de flash pour te donner une idée de la brillance métallique de la chôôôse. 
Hiiiiiiiiiiiiiiiiii du soleil et des pailletteuuuuuuuuh
Avec flash, bla bla bla
 Et z'yeux fermés, ça brille encore plus (si si) (c'est logique en fait, réfléchis) 
Et puis ... flash, voilà, tu as gagné. 

Résumé ? 

1) Base, jeune Padawan, base.
2) Epatant sur toute la paupière mobile, au doigt (parce que la texture est trop chouette à patouiller)
3) Un trait de crayon (le crayon waterproof de Chanel, n° 20, Expresso) en ras de cil pour intensifier le regard, nom d'un petit vase bleu.
4) Brun Austral en coin externe et en creux de paupière (avec un pinceau pour creux de paupière, of course). Attention à bien fondre les deux couleurs entre elles. Sinon c'est moche, et tu prends le risque d'avoir la Brigade du Goût à tes trousses. 
5) Beige Céleste (c'est le copain du Brun Austral dans la palette YSL) en illuminateur sur la paupière fixe, avec un pinceau fluffy (j'aime bien ce mot, fluffy, ça me fait penser à un petit poney touffu).
6) Apparence en coin interne, pour illuminer le regard.
7) Mascara, fond de teint, poudre, blush, jus de pomme, et c'est parti.

Techniquement, tu es parée pour la journée, même si tu bailles comme un hippopotame narcoleptique, que tu rigoles comme une hyène hystérique ou que tu te prends trois injections de morphine à 3h du matin avant de passer une nuit blanche dans un lit à barreaux. A l'épreuve des balles, je te dis. 
Et sans ressembler à cette vieille harpie d'Ursula.
 
 
Vu que par chez moi il fait re-moche, re-froid et re-neige, mais que, ô joie, ô bonheur, ô allégresse, ô cuicui dans les prairies, je suis en vacances (et malade à crever, sinon ce ne serait pas drôle, tu en conviendras) j'ai eu des envies de vernis estival. J'ai eu des envies de vert, mais en fait non. J'ai eu des envies de rose, mais en fait non. J'ai eu des envies de violet mais en fait non.
Et puis je me suis rappelée que je n'avais toujours pas essayé mon dernier vernis Essie, issu de la collection d'hiver 2012 (je suis donc raccord avec la "tempête de neige", comme dirait Monsieur Pintade) (tu parles, c'est juste des giboulées de trois fois rien) (une tapette de neige, si on veut), d'un beau bleu piscine pastel (donc estival, as I wished), sobrement intitulé Where's My Chauffeur ?

Bon, il faut que je te dise, je rêve d'avoir un chauffeur. Si j'étais riche (mwahahahaha) je m'offrirais un Charles à casquette pour m'emmener au volant de ma Gisèle (Gisèle, c'est ma voiture, il faudra t'y faire). Je ne serai sans doute jamais riche (psssst, c'est le moment de sortir les mouchoirs et de faire le saxophone avec tes fosses nasales pour me faire croire que tu compatis à mon triste sort) mais en attendant, ce vernis est un bon compromis.
Sauf qu'il ne sait pas conduire. Dammit.

Allez, rien que pour tes yeux, mes mimines (qui ont souffert du froid) avec ce fameux Where's My Chauffeur (que j'ai passé dans le noir devant un épisode de Pretty Little Liars en engouffrant des cuillères à soupe de Nutella, pardonne donc les petits accrocs) :
En lumière indirecte d'abord ...
Puis en lumière directe du-jour-plein-de-neige-brrrrrr.

Bon, côté praticité de la chose, tu connais la réputation des vernis Essie (dans le cas contraire, je te dirais juste : fonce ma fille, fonce, noms de dieux !) et de leur pinceau plat et large (qui permet aux plus épileptiques d'entre toi de se vernir sans en barbouiller le nez du voisin). Where's My Chauffeur ne déroge pas à la règle, il est parfaitement opaque en deux couches, mais a tendance, comme la plupart des vernis pastels d'ailleurs, à marquer les imperfections de l'ongle (gênant quand, comme pauvre moi, tu en as beaucoup). Effet que l'on peut tout de même grandement atténuer avec un bon top coat brillant (ici le Good To Go de chez Essie également)

Si l'on excepte le fait qu'il a très exactement la même couleur que mon rideau de douche Ikea, il faut bien avouer qu'il est vraiment sympathique, ce petit vernis, et qu'il était plutôt culotté de proposer une couleur aussi chlorée pour une collection d'hiver (inspirée par la reine Elizabeth II d'Angleterre herself, apparemment) (ceci dit elle a déjà affiché une robe emblématique de son look qui était précisément de cette couleur. Si si, souviens-toi : )
Je ne sais pas toi, mais en ce qui me concerne, j'adore cette femme. Elle est ce qu'elle est, certes, mais quelque chose en elle m'a toujours fait sourire. Son côté mamie à chapeaux, peut-être.
Elizabeth, si tu m'entends, ne change rien.
 
 
Depuis quelques temps, je me remets à soigner mes ongles (que j'avais laissés en jachère depuis que le Destin me les a bousillés). Et comme les beaux jours reviennent, j'ai eu des envies de couleurs flashy.

Il y a quelques temps, la maman de Monsieur Pintade m'a donné un flacon d'un ravissant rose-corail-fluo de chez Rimmel (ceux qui promettent un séchage en 60 secondes), coloris Coralicious. Une base (Nourrish Me, de Essie, que je tente pour la première fois) (avant, j'étais une kamikaze, je me collais du vernis sur les ongles sans base) (et je laissais mes cuticules envahir le monde), deux couches de vernis et un top coat (Good to Go, de Essie toujours) plus tard, ça a donné ... ça :
Il faisait beau, en plus. Que du bonheur.
Bon, l'arrière plan n'est pas top, mais j'ai juste passé la main par la fenêtre. Faut pas déconner, il fait encore trop froid dehors pour que j'aille me choper une pneumonie en shootant mon vernis.

Et puis pour faire comme toutes les blogueuses bôôôté, une photo avec le flacon.
En intérieur, d'abord :
Avec mes somptueuses pantoufles-mouton tellement classes et distinguées.

Et puis en extérieur. Puisqu'il faisait BEAU. Noms de Dieux.
Bon, mes mains sont encore très loin d'être impeccables, mais j'aime beaucoup le rendu, très brillant (même sans top coat le résultat était très beau), doux comme un sorbet, flashy mais finalement assez passe-partout pour s'adapter au quotidien de mes mains.
Et le pinceau est top. J'étais déjà amoureuse des pinceaux Essie, mais je dois dire que celui-ci me rendrait presque infidèle. Polygame, plutôt. Il est assez court, touffu, rond au bout (top pour éviter d'en foutre partout sur les cuticules) et plat. Ça c'est génial, ça évite les vilains pâtés moches.
Bon, par contre, non, il ne sèche pas en 60 secondes, soyons réalistes. Mais il sèche relativement vite quand même. Mais pas en 60 secondes.

Il se trouve à environ 3€50 en grande distribution (j'en ai vu à Monoprix).

 
 
L'autre jour, avec Monsieur Pintade, on était de soirée. Comme je ne sors pas souvent en ce moment (c'est peu dire) (je vire quasiment troglodyte) (ou ermite misanthrope de la Montagne Solitaire) (bref) j'ai eu envie de marquer le coup en faisant quelques effort maquillage et tenue.

J'ai donc sorti ma dernière trouvaille H&M (une robe asymétrique imprimée léopard) et j'ai tenté de bricoler un make-up-de-soirée-pour-aller-avec (du rose, du gris, du noir et une touche de doré), et ça a donné ça :
Bon, là, à la lumière naturelle, ça fait plutôt soft, du coup j'ai mis un coup de flash pour tenter de mieux capturer les vraies couleurs (qui avoisinaient plutôt le mauvais goût en réalité) (mais j'ai bien aimé, finalement) :
Et comme mes yeux de chouettes prennent trop de place, je les ai baissés un peu (mes pupilles, on s'en tape, hm ?) (d'autant qu'elles ont encore l'air noires et que j'ai les yeux noisette, bordel)
Ouais, non, décidément, il faut le flash (vivement que le soleil revienne, ce temps de cochon mort me rend neurasthénique)
Et puisque mes pupilles, on s'en fout VRAIMENT, je vais fermer les yeux, tiens.
Rrrrrooooonnnnn piiiiissssshhhhh ...
Non, mais en plus la photo n'est même pas droite. Mais bon, allez vous prendre en photo à bout de bras avec les yeux fermés, et revenez donc m'en parler en face, si vous êtes des hommes !
Bon, allez, un dernier flash :
Ça ne m'a même pas réveillée, tiens.

Bref, vous avez une petite idée de ce que ça pouvait donner.

Pour faire cette clinquante polychromie, j'ai utilisé :

Tout ça, parfaitement. Hoohoohoo !

Dans les petits pots en verre, deux Illusions d'Ombre (Chanel) : coloris Abstraction (un rose cuivré) et Apparence (un vieil or). Ces trucs-là sont de véritables bijoux : crémeux, onctueux, extrêmement pigmentés, ils sont très faciles à travailler (on peut les patouiller avec les doigts c'est trop bien) (bon, on peut aussi utiliser un pinceau, mais c'est moins drôle) (comme dirait l'autre, it's better with fingers) et tiennent toute la journée, même sans base (non mais tu te rends compte ? Sans base ! C'est fou) (du coup je l'ai écrit en très gros, des fois que tu passes à côté de cette information hautement capitale et fracassante) (et je l'ai même souligné, dis donc).
Un mascara (tu sais ce que c'est, je reviens pas dessus, si ?), de Chanel aussi, le Sublime (qui est bien chouette d'ailleurs).
La palette Duolumières d'Yves Saint-Laurent (toujours la même, n°1, Beige Céleste/Brun Austral) : je n'ai utilisé que le Beige (du coup le Brun m'en veut, je crois).
Une palette trio smoky de Bourgeois : je n'ai utilisé que le noir, en eyeliner.
Une ombre à paupière de Lancôme, coloris Last Night (G50).

Après avoir mis une base, j'ai appliqué l'Illusion d'Ombre Abstraction sur l'ensemble de la paupière mobile, au doigt (c'est le moment où tu patouilles) (le moment cool quoi).
Avec un pinceau biseauté humidifié avec une goutte de démaquillant (hé oui !), j'ai appliqué le fard noir de Bourgeois en eyeliner, au ras des cils supérieurs et inférieurs (c'est le moment où tu tires la langue pour faire un trait droit) (le moment moins cool, donc).
Et puis avec un pinceau creux de paupière, j'ai appliqué le fard gris de Lancôme dans ... le creux et le coin externe, en l'étirant légèrement sur la tempe (c'est le moment où tu te sers de ton trait d'eyeliner pour ne pas déborder partout et faire un machin symétrique).
Avec un pinceau fluffy, j'ai pris le fard beige de la palette YSL, et pouf, je l'ai déposé en illuminateur sous le sourcil, en en profitant pour dégrader le gris du creux de paupière (c'est le moment où tu fais d'une pierre deux coups).
Et puis j'ai pris le petit pinceau plat fourni avec l'Illusion d'Ombre Apparence, et j'en ai déposé un peu en coin interne (et comme d'hab, sur le quart de la ligne inférieure de l’œil) (jusqu'à la pupille, tu te rappelles ?) (c'est le moment où tu colles des paillettes partout) (re un moment cool)
Et puis tu te mets du mascara, normal, Chantal.

Et tadaaaaaaa, c'est fini. Mets-toi une barrette-fleur verte dans les cheveux (le vert étant la seule couleur de la robe que je n'ai pas reprise dans le maquillage), chope ton petit sac, tes sandales vieux rose à nœuds (oui, j'aime les nœuds d'amour) sur tes collants opaques noirs (parce que mine de rien, dehors ça meule sévère), un perfecto, et en voiture Simone !

(Bon, en vrai il te reste encore à faire le teint et les lèvres, mais on s'en fout, on ne les voit pas sur les photos.)
 
 
Alors oui je sais que j'avais dit que j'attendrai les beaux jours avant d'utiliser mon dernier trésor (alias la palette Cherie Bow de Dior dont je t'avais parlé ici)

Seulement voilà, au vu de la météo, ce n'est pas près d'arriver (les beaux jours, j'entends) (suis un peu, bon sang), et cette minaudière fourbe me fait des clins d'œil tous les matins depuis son petit casier, avec l'air de dire "oh allez, essaie-moi nom d'un nœud de Fontanges !"
Ce matin j'étais en avance (miracle) (le truc qui arrive aussi souvent que les éclipse de soleil totales) du coup je me suis dit, oh, allez, faisons fi de la bruine et des nuages couleur chewing-gum sale, et trempons nos pinceaux dans cette mimi merveille hiiiiiiiiiiii.

Bon, du coup, pour les photos, ça a été une galère monstrueuse vu la luminosité quasi inexistante du ciel d'aujourd'hui (c'est peut-être la journée la plus triste de la semaine j'ai encore bien choisi mon jour moi) mais je vais tout de même te montrer ce que ça donne (je suis une kamikaze du make up bloguesque) (parfaitement).

Comme d'habitude (je vais jouer à faire semblant) (pardon) (Claude, si tu m'entends), une petite review des produits utilisés :
1) Uneuh baseuh (toujours de chez Gosh, je n'en ai qu'une, en fait)
2) La palette Cherie Bow de Dior, coloris Rose Poudré
3) Un mascara (en l'occurrence Sublime de Chanel)
4) Un visage avec des yeux
5) Des mains
(techniquement, les deux dernier, tu les as déjà)

Je voulais surtout accentuer le gris de la palette, j'ai donc eu la main très légère sur le rose. Très très. Trop en fait. Mais tant pis, j'aime bien le résultat quand même.
Tiens, le voilà :
Pas de soleil donc pas de lumière donc flash donc mauvais rendu des couleurs donc bof bof. Et en plus ça me fait les yeux marron foncé alors qu'en fait ils tirent plutôt sur le noisette verte. Bref. 
Comme tu vois le rendu est très doux, légèrement irisé, mais subtil. Les couleurs se fondent admirablement entre elles, c'est un pur bonheur à travailler.
Pigments niquels, intensité idéale, irisé juste comme j'aime, pailleté juste comme j'adore, eyeline crème qui glisse sur la peau comme si le pinceau travaillait tout seul, très peu de chutes, fards qui se fondent entre eux ... Bref, j'étais déjà conquise par cette palette, mais là je suis vraiment totalement complètement carrément amoureuse. Tout ça. Parfaitement.
Mon mascara est en fin de vie, quelle misère.

Bon, j'ai quand même tenté le coup en lumière naturelle, collée contre la porte fenêtre (c'était froid et c'était moche, j'ai souffert pour toi, souviens t'en)
Et en plus j'ai un cil qui bique vers l'intérieur de mon oeil. Fils de chacal. (Je voulais ajouter "ce soir avec ma pince à épiler tu vas mourir comme un chacal", mais ça faisait deux fois chacal) (quoi, on dit des chacaux ?)

Pour aller avec ça, je me suis amusée à me faire une coiffure simplissime mais qui fait toujours un effet de ouf malade tellement les gens s'imaginent que c'est compliqué à réussir (alors qu'en fait non, c'est le truc le plus con de l'univers) (je t'expliquerai à l'occasion) (je laisse toujours planer le doute, avec un hochement de tête "hm hm c'est pas fâââcile ouais, hm hm") : le nœud de cheveux.
Ben oui, nœud de Fontanges, d'accord, mais comme il est sur le boitier, on ne le voit pas. Du coup paf ! mais c'est bien sûr ! j'm'en va l'faire dans mes tifs ! Et ça donne ça :
Là il est volontairement fait à l'arrache parce qu'il y avait du vent dehors et que quitte à être décoiffée je me suis dit autant que ce soit volontaire, mais on peut le faire en bien plus propre, bien plus discipliné et sage, et le rendu est vraiment chouette. 

Allez, on récapitule :

1) On se base la paupière (et bla et bla et bla, tu connais la chanson)
2) Pinceau biseauté, eyeliner noir en ras de cils supérieurs et inférieurs (j'ai mis l'eyeliner en premier pour qu'il se fonde aux fards et perde un peu d'intensité)
3) Pinceau plat, gris clair sur la paupière mobile
4) Pinceau creux de paupière, gris foncé en coin externe et creux de paupière (donc)
5) Pinceau fluffy, rose en paupière fixe jusqu'à l'arcade sourcilière, en fondant les fards par la même occasion.
6) Pinceau plat le retour, rose en coin interne et en ras de cil inférieur jusqu'à la pupille
7) Mascara (en zig zag, et on enlève l'excédent avec un peigne à cils)
8) Teint (crème de jour + fond de teint + poudre en zone T + Météorites + blush, c'est fou tout ce que je me tartine sur la tronche) (et ça ne se voit pas, j'aime).
9) Lèvres : je n'ai pas utilisé le gloss de la palette, trop frais pour ce temps  chien galeux, j'ai plutôt ressorti mon indétrônable Rouge Automatique Shine de Guerlain (coloris Mi-Mai) et je m'en suis généreusement coloré le bec. J'en ferai une review bientôt, ce truc est mon prince charmant (Monsieur Pintade va m'en faire des crises de jalousie)
10) Cheveux : un élastique, trois barrettes, et hop, un nœud !

Rien de compliqué encore une fois, mais la pintade est une volaille après tout : elle aime quand ça va vite.
 

Les mémoires d'une Pintade