J'ai l'immense infortune de faire un métier qui m'oblige à me lever tôt.
Très tôt.
Trop tôt.
Chaque matin est une épreuve de force, chaque sonnerie de réveil est une torture infâme, chaque lever est un pas de plus vers une mort lente et douloureuse qui me mènera à la putréfaction (tout ça).

Du coup, le matin (brrrr, rien que ce mot me file de l'urticaire), chaque seconde de sommeil compte. Et chaque minute économisée est la bienvenue dans mon compteur-à-rab-sous-la-couette.
Alors forcément, je fais l'impasse sur certaines petites choses, et je tente tant bien que mal d'en raccourcir d'autres au maximum.
C'est ce que j'ai fait pour le maquillage (j'entends d'ici des hurlements d'indignation, comment, mais COMMENT ose-t-elle faire une chose pareille, c'est inadmettable !) (et ça se prétend blogueuse beauté, quel scandale).

Cela dit, pour celles (et ceux pourquoi pas, vous faites ce que vous voulez de vos paupières) que cela intéresse, voilà le comment du c'est-quoi-donc.

Déjà, le matériel. Concrètement, ça peut se faire avec à peu près n'importe quoi (à part peut-être du roquefort Société) (ça pique) mais personnellement-moi-même, j'utilise :

Pour les z'yeux :
- base velours, Gosh
- stylo yeux waterproof, Chanel, coloris n°20 Espresso (vu que je n'ai plus droit au café le matin, je compense)
- ombres Duolumières, Yves Saint-Laurent, coloris n°1 Or Beige Céleste/Brun Austral
- mascara Sublime, Chanel, coloris noir

Rappelle-toi, cette fameuse palette d'Yves Saint Laurent, j'en avais parlé ici. Si tu as la flemme de faire un clic gauche (je te comprends, moi aussi le jeudi me fatigue) et comme ma bonté n'a d'égale que la somme au carré de tous les nombres après la virgule de la forme exacte de Pi, je te remets la photo de la chose :
C'est le machin carré au milieu. Les bidules rectangulaires surmontés d'un cylindre rose, sur les côtés, ce sont des rouges à lèvres (ceci était la leçon maquillage n°1, souviens t'en longtemps, petit scarabée) (et là tu te dis que sans doute mes conseils beauté vont être d'une immense qualité) (tu as raison)

D'ailleurs en passant je vais te dire vite fait ce que j'en pense, de cette fameuse palette (comment ça, ça ne t'intéresse pas ?)
Il faut dire que c'était ma première palette d'Yves Saint Laurent (émotion des premières fois, petites colombes qui font rou-rou dans les pivoines en fleurs ...) donc j'étais assez curieuse de l'expérimenter (en même temps vu les couleurs, je n'ai pas pris un risque de voltigeur RedBull de l'extrême non plus ...)

Alors les + :
- Les paillettes ! (oui, comme toute bonne pintade qui se respecte, je sniffe la paillette à longueur de vie). Qui ont l'avantage d'être ... pailletés (sans blague), mais pas bling bling. Donc tu as des paillettes sur la bobine, mais cela reste suffisamment sobre pour être chic et sophistiqué sans être tape à l’œil.
- Les couleurs : contrastées mais complémentaires, elles sont faciles à appliquer et à travailler, même si tu manies les pinceaux avec la légèreté d'un tracto-pelle.
- Le packaging. Les dieux de la futilité et de l'apparence se sont visiblement penchés sur le berceau de ce charmant écrin doré estampillé sur le couvercle du logo YSL.
- Le grand miroir, pratique pour les petites retouches.

Et les - :
- Il y en a très peu, mais je dirais la tenue. Sans base, la couleur vire dans les plis au bout de quelques heures. Avec une bonne base en revanche, rien à dire, elle garde son éclat pendant un bon bout de temps (j'ai des journées de 12h sans possibilité de retouche, je suis donc un vrai crash test en matière de maquillage)

J'ai donc fait un petit quelque chose de très très simple avec tout ça, trèèès discret (être maquillée est mal vu là où je travaille) (en fait, là où je travaille, VIVRE est mal vu) et passe partout, et surtout hyper rapide (en 10 minutes c'est plié, en voiture Simone).
C'est parti step by step (tu vas voir, c'est extrêmement difficile à réaliser ...)

1) Je pose ma base Gosh sur l'ensemble de ma paupière, au doigt. Et je la laisse pénétrer un peu (je me lave les dents, je fais un triple lutz piqué ...)
2) Avec un pinceau plat, je prélève une bonne dose de fard clair (Or Beige Céleste, donc) que j'applique en tapotant sur ma paupière mobile (en tapotant, j'insiste, cela permet d'avoir une couleur uniforme et de maximiser les pailletteeeeeeeuuuuuuh)
3) Avec un pinceau creux de paupière, je prends cette fois le fard foncé (Brun Austral, c'est bien, tu suis) et ... je tapote en creux de paupière (d'où le nom du pinceau) (comme quoi tout fait sens, c'est fou) et j'étire un peu vers la tempe.
4) Avec un pinceau moins dense, plus fluffy, je reprends le fard clair et j'estompe les démarcations du foncé en remontant jusqu'au sourcil pour illuminer le regard (c'est-à-dire pour réveiller un peu ma tronche de mort vivant) (de mort mort plutôt)
5) Avec le stylo waterproof, je souligne mon ras de cil, en haut et en bas (et je fonds les "jointures" au coin externe au doigt)
6) Je mascarate, et je m'occupe de mon teint de lavabo mort (mais là n'est pas la question)

Et voilààààà !

Quelques clichés, toujours avec mon infâme lumière électrique (l'inconvénient de ne pas avoir de fenêtre dans ma salle de bain/de me préparer alors qu'il fait encore nuit - malédiction - et de ne pas vouloir m'infliger le flash dans la rétine à 7h du matin) (avec différentes expositions à ladite lumière pour te faire une idée) (admire au passage mes yeux de chouette ahurie)
Et puis z'yeux fermés (mais pas trop, j'avais peur de me rendormir)
Ça ne casse certes pas trois pattes à un canard (comme ça le canard reste entier) (comme le lait) (enfin tu me diras, on n'a jamais vu de canard demi-écrémé) mais ça sauve bien les meubles quand on est pressée le matin ...

(et au cas où tu te poserais la question, non, je ne maquille jamais mes sourcils, ma religion me l'interdit)

Voilà. Tu sais tout.
 
 
Hier était une journée de merde.
Mais alors vraiment une journée de merde.
Une de ces journées de merde (donc) où tu te réveilles avec à peine 4h de sommeil dans les papattes, aussi patraque que si tu avais subi un essorage dans un tambour de Whirpool 1100 tours/min, et où tu dois aller travailler tant bien que mal, face à l'humanité enfantine qui s'est semble-t-il juré de pactiser avec le démon pour te pourrir la vie de crachats purulents.
Une VRAIE journée de merde.

Je ne sais pas toi, mais pour ma part, les journées de merde me donnent toujours l'envie irrépressible et absolue de m'acheter des trucs dont je n'ai pas fondamentalement besoin. Un peu l'équivalent des petits poneys (en plastique hein, pas des vrais poneys) (malgré mes annuelles et irrémédiables lettres au Père Noël) que mon père me ramenait quand j'étais petite et malade comme un chien galeux. Une consolation matérielle contre l'injustice crasse du monde environnant (donc finalement, après mûre réflexion, je me dis qu'en définitive, j'en ai besoin).
Du coup, après une telle journée (de merde, je te le rappelle), il a bien fallu que j'aille me consoler (pauvre moi). 
Tout naturellement, en sortant du boulot, j'ai donc traîné mes (fausses) santiags crasseuses (merci au tuf-beurk de la cour sans lequel ces grandes traînés jaunâtres et ces traces de ballon boueux n'auraient pas été possibles) dans mon deuxième chez-moi.
Je suis allée chez Marionnaud. 
Et j'ai craqué. 
Je me déteste.

Depuis que j'ai vu les previews des collections de maquillage de printemps sur le démon qu'est le net, la palette bijou de Dior, issue de la collection Chérie Bow, ne fait des clins d'oeil aussi outrageux que provocateur, et une petite voix me susurre à l'oreille que ce kit complet (3 fards à paupières, un eyeliner, un gloss) pourrait bien être un must-have absolu pour mon sac à main, et que le rose pourrait potentiellement avoir de la gueule sur mes paupières surtout couplé avec ce magnifique gris et cet eyeliner noir qui ...
Oui bon. Des prétextes fallacieux, quoi.

Voici donc l'objet du délit :
Une charmante minaudière-qu'elle-est-trop-mignonne en forme de noeud de Fontanges, estampillée du logo de la maison mère (que tu peux faire passer pour un range-CD si toi aussi tu as un batteur à la maison).

J'ai choisi la n°1, Rose Poudré, une harmonie de rose et de gris doux pour jurer un peu moins avec mes yeux marécage et mes cheveux roux-roux (la teinte n°2, Rose Perle, est plus axée autour du rose pastel et du blanc ... perle, donc) (plus adapté aux blondes et aux yeux bleus, à mon humble et pas terrible avis). 

Et quand on l'ouvre ...
Sans flash, avec la fantastique lumière artificielle qui défonce les rétines de ma salle de bains.
Et puis avec flash
Tadaaaaaaaaa !
Trois sublimes (oui, sublimes) fards à paupières aux tonalités douces et fraîches : un rose poudré délicatement irisé, un gris clair argenté qui tire vers le taupe (un gris chaud, donc, ce qui est plutôt peu répandu) et un gris sombre piqueté de paillettes discrètes mais qui lui donnent des reflets de ouf-malade (comme dirait le batteur), pour se faire un smoky eye printanier et faire de l'ombre aux fleurettes parfumées et aux petits oiseaux qui font cuicui dans les prairies (parfaitement).
Un charmant (oui charmant) eyeliner noir, le truc dont on a toujours besoin (au même titre qu'un petit pois) (ou qu'un tournevis cruciforme) chez soi. Qui a le mérite d'être crémeux, facile à passer avec un bon vieux pinceau biseauté, et mat pour contrebalancer les paillettes-qui-brillent et souligner le regard en ras-de-cil.
Et puis un adorable (oui adorable) gloss rose caché sous un petit capot, très frais, histoire de colorer les lèvres (tels de délicats boutons de rose sous la rosée du matin, blablabla) tout en légèreté et en transparence. 
Classe.
Très très classe.

(je ferai très prochainement des essais maquillage avec la bêêête)


Ça me donne des envies de robes à carreaux Vichy, de sandales à fleurs importables, de noeuds et de fleurs dans les cheveux, de libellules qui volent avec un boucan d'hélicoptère et d'infusions de verveine citronnelle sirotées dans le jardin, les orteils farfouillant dans l'herbe et le soleil sur le nez. Tout ça.

                                                        ~~~~~~

En attendant ces jours bénis, si toi aussi tu as envie de craquer ton plafond de découvert maximum autorisé grâce à CriCri-d'amour Dior, sache que l'offre actuellement en vigueur chez Marionnaud (- 20% sur les coffrets) est également valable sur cette palette (ce qui est un bon plan non négligeable quand on voit le prix de la Chôôôse) (et ce n'est possible que jusqu'au 3 février, hâte-toi jeune Padawan)

75€20 chez Marionnaud (60€16 avec les -20%, uniquement en magasin)
73€70 chez Nocibé
73,90 chez Séphora
Avoir des paupières papillotantes qui crachouillent le printemps en plein hiver, ça n'a pas de prix. 
 
 
En matière de shopping, comme la grande majorité des pintades (oui, même toi là-bas, au fond, parfaitement) (et puis arrête de discuter ou je mets un mot dans ton carnet !) (par contre, toutes les pintades ne sont pas schizophrènes, je vous l'accorde), je suis d'une faiblesse affligeante.

Bon, il ne faut rien exagérer tout de même, je ne suis pas de celles qui vont acheter un truc moche juste sous prétexte qu'il est moins cher (si si ce genre de personne existe réellement dans la Vie la Vraie) (mais la pintade n'est pas une dinde, oh !) mais j'avoue que malgré mes magnifiques résolutions pleines de parcimonie et d'économie qui feraient frétiller les moustaches de mon banquier (qui n'a même pas de moustache, c'est pour dire) un petit libellé -50% sur un produit qui me fait de l’œil depuis pas mal de temps à tendance à me dévergonder.

Et en plus, ce n'est même pas de ma faute, puisque j'avais juré que je ne rentrerai pas dans une parfumerie avant le 28 février, et que j'y ai été poussée à l'insu de mon plein gré. Si si.

A cause d'une amie, d'abord, qui m'a donné mon cadeau de Noël en janvier ... un chèque cadeau chez Marionnaud (elle me connait bien, la bougresse, je suis tellement souvent dans ce fichu magasin que je songe à y faire expédier mon courrier). Donc forcément, j'y suis allée. Et forcément, je suis tombée sur des bidules en soldes. Et forcément, j'ai acheté. Et forcément, j'ai acheté en soldes parce que ça me permettait d'avoir plus de machins-bidules (comme dirait mon batteur) (mon batteur, c'est mon Monsieur Pintade, hein, pas un machin pour faire des œufs brouillés) (quoi qu'il lui arrive aussi de faire des œufs brouillés mais ce n'est pas le sujet) (c'est parce qu'il est batteur, aka joueur de batterie) (l'instrument de musique, pas le truc pour alimenter un bidule en énergie) (c'est compliqué).

Du coup j'ai craqué pour des trucs que je ne pensais pas réellement acheter vraiment-pour-de-vrai un jour, mais qui me faisaient de l’œil depuis longtemps. J'ai pris un pot de Météorites de Guerlain (les Perles du Dragon de la collection Noël 2012 qui ont l'avantage de bien aller aux teints de pieds de lavabo tels que le mien) (et puis 7 euros au lieu de 44 et des yaourts bulgares, c'était une occasion à saisir) et un crayon liner de Chanel (la teinte 85, Grenat) (qui n'était pas soldée mais qu'il me fallait pour assortir à la palette Harmonie du Soir de la même maison que j'ai obtenue suite à une longue quête digne des Chevaliers de la Table Ronde). J'ai failli craquer pour un fard à paupière gris-foncé-argenté de chez Lancôme, mais j'ai été bougrement raisonnable et je l'ai reposé.
La photo, prise avec Instagram, ne leur rend pas hommage, puisque :
1) Il est très difficile de prendre en photo les Météorites et de faire en sorte que leur couleur soit réaliste (puisque ces petites billes sont autant bourrées de reflets pailletés qu'un éternuement de licorne sous LSD)
2) Une photo ne rend pas l'odeur et c'est fichtrement dommage vu la fragrance de violette qui sort de ce joli ptit pot.
3) Avec un background aussi glorieux que la planche à découper le parmesan du batteur, il ne fallait pas s'attendre à un miracle.

Coup de faiblesse n°1, check.

Bon, tu me diras, ce n'était pas si grave. Oui mais.
Oui mais.

Oui mais à la deuxième démarque, j'y suis retournée. Pas pour m'acheter du maquillage, nooon, pour un soin pour le visage, en réalité (ma bobine a tendance à craqueler sous l'effet du froid, un peu façon Joconde, mais en moins artistique) (sur elle ça fait rejaillir le poids de l'art du sfumato à travers les siècles, sur moi ça fait juste moche). Soin que je n'ai pas acheté, parce que, happée par la deuxième démarque que je n'avais pas vu venir (je me tenais soigneusement à l'écart de toute information soldesque, ce qui prouve bien à quel point j'avais l'intention d'être raisonnable et pondérée), j'ai oublié.
Oui, je sais.
En fait, je suis retombée presque par hasard, comme ça, en soulevant un pot de terracotta, sur la petite ombre à paupières de chez Lancôme (coloris G50 Last Night) qui m'avait fait de l’œil (paupière --> œil, qu'est-ce qu'on se marre chez les pintades) la première fois et que j'avais candidement reposée. Sauf que là, vu qu'elle était soldée à -70%, faut pas déconner, elle a fini dans mon panier. Et puis au stand des parfums, je suis tombée sur un énorme flacon d'Aqua di Gioia essenza (de Giorgio Armani), à 70% lui aussi.
Aqua di Gioia, c'est le parfum que j'utilise pour parfumer mon linge (j'en dépose un pschiiiiit sur un coton que je suspends dans un sachet en gaze dans mes armoires) et ma pauvre personne pour aller dormir (et quelque fois, l'été, quand il fait très chaud, pour sortir tellement il sent le frais), donc autant vous dire que j'en fait une consommation industrielle. Et que mon flacon at home était pratiquement vide. Et puis ma petite ombre à paupières se sentait bien seule dans son panier. Dans mon immense bonté, je lui ai donc ajouté un compagnon (argument de tellement mauvaise foi que Sprenger et Instoris doivent se retourner dans leurs tombes soufrées).
Et puis, comme mon batteur est migraineux (je crois n'avoir jamais passé une journée sans l'entendre chouiner sur un mal de tête, le pauvre) (mon père me disait que le mal s'attaque toujours à la partie la plus faible de l'individu mais je ne suis pas un monstre), j'ai également attrapé au passage un petit pot de Baume Miracle de Bi Mât Cây, histoire de le tester sur un cobaye (et puis il était à -50%) (le baume, pas le cobaye).

Coup de faiblesse n°2, check.
Les photos ont été prises sans flash, histoire de dénaturer les couleurs le moins possible, mais à la lumière électrique, vu le gris chewing gum sale qui nous sert de ciel aujourd'hui. Du coup, forcément, le rendu n'est pas top et l'ombre de Lancôme tire une tronche plutôt kaki. Je rajoute donc une vue rapprochée de l'ombre à paupière avec flash cette fois, si ça peut aider à se faire une idée de la bêêêête :
Avec la petite rose de la marque imprimée dans le fard, c'est meuuugnon.
Et puis l'autre jour, je suis allée me faire faire une prise de sang (si si, il y a un rapport), et en attendant mon tour (il y avait une demi-heure d'attente), plutôt que de lire des versions antédiluviennes de Marianne où les pages sur la réélection de Jacques Chirac tombent en poussière sous les doigts, je suis allée flâner fort innocemment dans le second Marionnaud de ma ville, qui par un coup du Destin (quel farceur celui-là), était précisément juste à côté du laboratoire.
Je suis repartie avec un vernis Essie (Leading Lady, non soldé, mais bon sang ce qu'il m'a tapé dans l’œil, le fourbe) et un duo de vernis Manucure Couture de chez Yves Saint-Laurent (le n°7, composé d'un marron chocolat et d'un vert menthe irisé).

Coup de faiblesse n°3, check.
Avec cette lumière, les reflets sont quasiment impossibles à saisir, il faudra donc me croire sur parole quand je dis que le marron est chocolat (là il a plutôt une tête de tablette extra-noir 85% de cacao, mais en réalité il est plutôt chocolat fourré 45%) et que le vert est irisé/nacré. Quant au Leading Lady, ses paillettes ont terrorisé mon flash.
Et hier, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Un coup de grisou, probablement. Mon batteur avait rendez-vous avec ses compatriotes musiciens, il était en avance, il faisait un temps de chien galeux (pluie toute fine qui s'insinue partout, vent, froid, beurk), une subite envie de lasagnes nous a fait nous précipiter à Monoprix, et une chose en entraînant une autre, on s'est retrouvés chez Séphora, sur un malentendu sans doute.
Et pendant que le batteur allait promener son nez du côté des parfums hommes (et mettait en lumière un fait absolument extraordinaire : Givenchy exhale de sublimes arômes de fromage de chèvre), je suis lamentablement tombée dans les soldes maquillages et suis repartie avec une palette Ombres Duo Lumières d'Yves Saint-Laurent (la n°1, Or Beige Céleste d'un côté, Brun Austral de l'autre) (des teintes que j'adore au plus haut point à -50%, woohoo) et deux Rouges Shine Automatique de Guerlain (les teintes 202 Mi-Mai et 263 A La Parisienne) (à -30% seulement, mais je suis tellement amoureuse des rouges à lèvres de Guerlain que je me suis tant pis, allons-y, soyons fous, tout fout le camp chez les toucans) (tout ça).

Coup de faiblesse n°4, check.
Avec flash pour faire miroiter les paillettes de la palette telles d'étincelants éclats de lumière dorée d'un soleil à l'aube de son lever sur une plage de sable d'albâtre qui ... Oui bon.
Pour les rouges, A La Parisienne (je suis fan de ce nom, c'est idiot) à gauche, Mi-Mai (celui-là est chouette aussi) à droite.

Oh, tiens, une photo de famille histoire de me déclencher des palpitations
Bilan ? Je crois que je n'ai jamais autant fait les soldes de maquillage que depuis que je me suis promis de ne plus faire les soldes de maquillage.

Je me hais.
 
 
(je devrais dire "de pâtes") (mon italien va me faire harakiri avec une petite cuillère star wars)

Il y a quelques temps, j'ai participé, sur le site de Guerlain (mon amour) à un concours pour tenter de gagner un flacon de leur dernier bébé parfumé, La Petite Robe Noire.
Non que je sois une grande adepte des concours, mon côté pigeon a ses limites, mais comme l'été dernier j'avais gagné un bon de 80 euros chez André en envoyant un texto à mon vieux Cosmopolitan (j'ai des lectures hautement philosophiques), je me suis dis qu'après tout, comme disait Bugs Bunny, la chance, il faut savoir la choper.

Et bien au grand ébahissement de l'univers infini (et au mien par la même occasion), j'ai été parmi les gagnantes. J'ai envoyé mon adresse par mail en poussant des petits couinements d'hystérie (un spectacle pitoyable) et je suis allée m'asseoir devant ma boîte aux lettres pour guetter ma factrice. Et j'ai attendu. Attendu.
(en vrai je suis allée bosser, mais c'est tellement moins romanesque)

Mais, évidemment, les choses ne pouvaient pas se passer aussi facilement.

Un beau jour, alors que je n'y croyais plus (pour être honnête j'avais un peu oublié, mon cerveau est une meule d'emmental), ma voisine récemment déménagée est venue m'apporter un avis de passage pour un colis que la factrice avait mis par mégarde dans sa boîte juste après son déménagement (et qu'elle venait donc juste d'avoir ... en venant relever sa boîte aux lettres pour la dernière fois). Avis de passage qui datait ... de deux mois et demi.
Je ne sais pas si vous en avez déjà eu, mais ces petites choses-là ont une durée de vie d'un mois. Passé ce mirobolant délai, votre colis est renvoyé avec perte et fracas (des potes à lui) (oui, je sais) à son expéditeur.
C'est donc sans grande conviction que je me suis rendue dans l'Antre de l'Administration Épistolaire et des Expéditions Rallongées Pour Augmenter les Frais de Ports (alias La Poste) pour expliquer la situation.
Naturellement, la réponse que j'attendais a fusé : "on ne peut plus rien pour vous, ah que c'est dommage, on vous plaindrait bien mais c'est l'heure de la pause clopes vous comprenez".

J'adore payer les pots cassés pour les erreurs des autres. Je devrais en faire un métier à plein temps.

Bref, sans trop y croire, j'envoie un mail à Guerlain en leur expliquant le pourquoi du comment. Et là, ô joie, bonheur et cuicui dans les prairies, j'apprends qu'on m'avait gentiment gardé mon colis lorsque celui-ci est revenu, presque deux mois plus tôt.

J'ai donc enfin reçu mon cadeau (hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)
Tadaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
A mon immense surprise, il ne s'agissait pas d'un petit flacon de 35 mL, mais d'un mastodonte de 100mL (oui oui, celui qui vaut plus de 100 euros en parfumerie, oui oui) que je me suis empressée d'ajouter à ma collection avec forces cris de joie apoplectiques (un spectacle navrant).

Il faut dire que j'adore ce parfum (que j'avais acheté en petite bouteille de 35 mL à sa sortie, tant j'avais été séduite (vendue ?) par son odeur gourmande et sucrée sans être écœurante et sa somptueuse bouteille) (je suis fan des bouteilles Guerlain) donc un cadeau pareil a de quoi me remuer les orteils au fond des escarpins.

Finalement, même si cette histoire a été un peu rocambolesque (merci à La Poste sans qui cette belle aventure au pays des lettres recommandées avec accusé de réception n'aurait pas été possible) je suis tout de même bluffée par la gentillesse et la prévenance de la personne qui a veillé sur ma p'tite bouteille pendant tout ce temps (pauvre bouteille, imaginez sa détresse de colis non réclamé ... inhumain).

Il faudrait sans doute une belle conclusion à cette épopée parfumesque. Mais je n'ai absolument aucune inspiration. Donc ...

Voilà.
 
 
Et puis je me suis rendue à l'évidence. Même si j'adore la mode et le maquillage, je suis loin d'être un modèle à suivre (je suis plutôt l'inverse même parfois) (un modèle à ne pas suivre) (surtout pas) (sacrebleu). Et puis, il y en a tellement, des blogs beauté, que toute cette histoire manquait vraiment d'originalité.

Non, en fait, ce que je voudrais vraiment, c'est fonder un groupe de folk de balcon, rien que pour avoir la satisfaction de l'appeler "En voiture Simone".
Je trouve ça d'un chic absolu.
Mais bon, là n'est pas le sujet.

Pas de blog beauté, donc. Mais un blog tout de même. Axé sur mes viles et bassement matérialistes considérations de pintade (que dans la Vie la Vraie on appelle mignonnement des "trucs de fille") (trucs de fille tu parles, c'est surtout des trucs de volailles de basse cour oui) (d'où le titre). Oh, je n'ai pas honte. Pas tout le temps du moins.

Et puis il faut être lucide. Au fond, on a toutes une petite pintade qui se cache au fond de notre cervelle ...
 

Les mémoires d'une Pintade