Vu que par chez moi il fait re-moche, re-froid et re-neige, mais que, ô joie, ô bonheur, ô allégresse, ô cuicui dans les prairies, je suis en vacances (et malade à crever, sinon ce ne serait pas drôle, tu en conviendras) j'ai eu des envies de vernis estival. J'ai eu des envies de vert, mais en fait non. J'ai eu des envies de rose, mais en fait non. J'ai eu des envies de violet mais en fait non.
Et puis je me suis rappelée que je n'avais toujours pas essayé mon dernier vernis Essie, issu de la collection d'hiver 2012 (je suis donc raccord avec la "tempête de neige", comme dirait Monsieur Pintade) (tu parles, c'est juste des giboulées de trois fois rien) (une tapette de neige, si on veut), d'un beau bleu piscine pastel (donc estival, as I wished), sobrement intitulé Where's My Chauffeur ?

Bon, il faut que je te dise, je rêve d'avoir un chauffeur. Si j'étais riche (mwahahahaha) je m'offrirais un Charles à casquette pour m'emmener au volant de ma Gisèle (Gisèle, c'est ma voiture, il faudra t'y faire). Je ne serai sans doute jamais riche (psssst, c'est le moment de sortir les mouchoirs et de faire le saxophone avec tes fosses nasales pour me faire croire que tu compatis à mon triste sort) mais en attendant, ce vernis est un bon compromis.
Sauf qu'il ne sait pas conduire. Dammit.

Allez, rien que pour tes yeux, mes mimines (qui ont souffert du froid) avec ce fameux Where's My Chauffeur (que j'ai passé dans le noir devant un épisode de Pretty Little Liars en engouffrant des cuillères à soupe de Nutella, pardonne donc les petits accrocs) :
En lumière indirecte d'abord ...
Puis en lumière directe du-jour-plein-de-neige-brrrrrr.

Bon, côté praticité de la chose, tu connais la réputation des vernis Essie (dans le cas contraire, je te dirais juste : fonce ma fille, fonce, noms de dieux !) et de leur pinceau plat et large (qui permet aux plus épileptiques d'entre toi de se vernir sans en barbouiller le nez du voisin). Where's My Chauffeur ne déroge pas à la règle, il est parfaitement opaque en deux couches, mais a tendance, comme la plupart des vernis pastels d'ailleurs, à marquer les imperfections de l'ongle (gênant quand, comme pauvre moi, tu en as beaucoup). Effet que l'on peut tout de même grandement atténuer avec un bon top coat brillant (ici le Good To Go de chez Essie également)

Si l'on excepte le fait qu'il a très exactement la même couleur que mon rideau de douche Ikea, il faut bien avouer qu'il est vraiment sympathique, ce petit vernis, et qu'il était plutôt culotté de proposer une couleur aussi chlorée pour une collection d'hiver (inspirée par la reine Elizabeth II d'Angleterre herself, apparemment) (ceci dit elle a déjà affiché une robe emblématique de son look qui était précisément de cette couleur. Si si, souviens-toi : )
Je ne sais pas toi, mais en ce qui me concerne, j'adore cette femme. Elle est ce qu'elle est, certes, mais quelque chose en elle m'a toujours fait sourire. Son côté mamie à chapeaux, peut-être.
Elizabeth, si tu m'entends, ne change rien.
 
 
Depuis quelques temps, je me remets à soigner mes ongles (que j'avais laissés en jachère depuis que le Destin me les a bousillés). Et comme les beaux jours reviennent, j'ai eu des envies de couleurs flashy.

Il y a quelques temps, la maman de Monsieur Pintade m'a donné un flacon d'un ravissant rose-corail-fluo de chez Rimmel (ceux qui promettent un séchage en 60 secondes), coloris Coralicious. Une base (Nourrish Me, de Essie, que je tente pour la première fois) (avant, j'étais une kamikaze, je me collais du vernis sur les ongles sans base) (et je laissais mes cuticules envahir le monde), deux couches de vernis et un top coat (Good to Go, de Essie toujours) plus tard, ça a donné ... ça :
Il faisait beau, en plus. Que du bonheur.
Bon, l'arrière plan n'est pas top, mais j'ai juste passé la main par la fenêtre. Faut pas déconner, il fait encore trop froid dehors pour que j'aille me choper une pneumonie en shootant mon vernis.

Et puis pour faire comme toutes les blogueuses bôôôté, une photo avec le flacon.
En intérieur, d'abord :
Avec mes somptueuses pantoufles-mouton tellement classes et distinguées.

Et puis en extérieur. Puisqu'il faisait BEAU. Noms de Dieux.
Bon, mes mains sont encore très loin d'être impeccables, mais j'aime beaucoup le rendu, très brillant (même sans top coat le résultat était très beau), doux comme un sorbet, flashy mais finalement assez passe-partout pour s'adapter au quotidien de mes mains.
Et le pinceau est top. J'étais déjà amoureuse des pinceaux Essie, mais je dois dire que celui-ci me rendrait presque infidèle. Polygame, plutôt. Il est assez court, touffu, rond au bout (top pour éviter d'en foutre partout sur les cuticules) et plat. Ça c'est génial, ça évite les vilains pâtés moches.
Bon, par contre, non, il ne sèche pas en 60 secondes, soyons réalistes. Mais il sèche relativement vite quand même. Mais pas en 60 secondes.

Il se trouve à environ 3€50 en grande distribution (j'en ai vu à Monoprix).

 
 
L'autre jour, avec Monsieur Pintade, on était de soirée. Comme je ne sors pas souvent en ce moment (c'est peu dire) (je vire quasiment troglodyte) (ou ermite misanthrope de la Montagne Solitaire) (bref) j'ai eu envie de marquer le coup en faisant quelques effort maquillage et tenue.

J'ai donc sorti ma dernière trouvaille H&M (une robe asymétrique imprimée léopard) et j'ai tenté de bricoler un make-up-de-soirée-pour-aller-avec (du rose, du gris, du noir et une touche de doré), et ça a donné ça :
Bon, là, à la lumière naturelle, ça fait plutôt soft, du coup j'ai mis un coup de flash pour tenter de mieux capturer les vraies couleurs (qui avoisinaient plutôt le mauvais goût en réalité) (mais j'ai bien aimé, finalement) :
Et comme mes yeux de chouettes prennent trop de place, je les ai baissés un peu (mes pupilles, on s'en tape, hm ?) (d'autant qu'elles ont encore l'air noires et que j'ai les yeux noisette, bordel)
Ouais, non, décidément, il faut le flash (vivement que le soleil revienne, ce temps de cochon mort me rend neurasthénique)
Et puisque mes pupilles, on s'en fout VRAIMENT, je vais fermer les yeux, tiens.
Rrrrrooooonnnnn piiiiissssshhhhh ...
Non, mais en plus la photo n'est même pas droite. Mais bon, allez vous prendre en photo à bout de bras avec les yeux fermés, et revenez donc m'en parler en face, si vous êtes des hommes !
Bon, allez, un dernier flash :
Ça ne m'a même pas réveillée, tiens.

Bref, vous avez une petite idée de ce que ça pouvait donner.

Pour faire cette clinquante polychromie, j'ai utilisé :

Tout ça, parfaitement. Hoohoohoo !

Dans les petits pots en verre, deux Illusions d'Ombre (Chanel) : coloris Abstraction (un rose cuivré) et Apparence (un vieil or). Ces trucs-là sont de véritables bijoux : crémeux, onctueux, extrêmement pigmentés, ils sont très faciles à travailler (on peut les patouiller avec les doigts c'est trop bien) (bon, on peut aussi utiliser un pinceau, mais c'est moins drôle) (comme dirait l'autre, it's better with fingers) et tiennent toute la journée, même sans base (non mais tu te rends compte ? Sans base ! C'est fou) (du coup je l'ai écrit en très gros, des fois que tu passes à côté de cette information hautement capitale et fracassante) (et je l'ai même souligné, dis donc).
Un mascara (tu sais ce que c'est, je reviens pas dessus, si ?), de Chanel aussi, le Sublime (qui est bien chouette d'ailleurs).
La palette Duolumières d'Yves Saint-Laurent (toujours la même, n°1, Beige Céleste/Brun Austral) : je n'ai utilisé que le Beige (du coup le Brun m'en veut, je crois).
Une palette trio smoky de Bourgeois : je n'ai utilisé que le noir, en eyeliner.
Une ombre à paupière de Lancôme, coloris Last Night (G50).

Après avoir mis une base, j'ai appliqué l'Illusion d'Ombre Abstraction sur l'ensemble de la paupière mobile, au doigt (c'est le moment où tu patouilles) (le moment cool quoi).
Avec un pinceau biseauté humidifié avec une goutte de démaquillant (hé oui !), j'ai appliqué le fard noir de Bourgeois en eyeliner, au ras des cils supérieurs et inférieurs (c'est le moment où tu tires la langue pour faire un trait droit) (le moment moins cool, donc).
Et puis avec un pinceau creux de paupière, j'ai appliqué le fard gris de Lancôme dans ... le creux et le coin externe, en l'étirant légèrement sur la tempe (c'est le moment où tu te sers de ton trait d'eyeliner pour ne pas déborder partout et faire un machin symétrique).
Avec un pinceau fluffy, j'ai pris le fard beige de la palette YSL, et pouf, je l'ai déposé en illuminateur sous le sourcil, en en profitant pour dégrader le gris du creux de paupière (c'est le moment où tu fais d'une pierre deux coups).
Et puis j'ai pris le petit pinceau plat fourni avec l'Illusion d'Ombre Apparence, et j'en ai déposé un peu en coin interne (et comme d'hab, sur le quart de la ligne inférieure de l’œil) (jusqu'à la pupille, tu te rappelles ?) (c'est le moment où tu colles des paillettes partout) (re un moment cool)
Et puis tu te mets du mascara, normal, Chantal.

Et tadaaaaaaa, c'est fini. Mets-toi une barrette-fleur verte dans les cheveux (le vert étant la seule couleur de la robe que je n'ai pas reprise dans le maquillage), chope ton petit sac, tes sandales vieux rose à nœuds (oui, j'aime les nœuds d'amour) sur tes collants opaques noirs (parce que mine de rien, dehors ça meule sévère), un perfecto, et en voiture Simone !

(Bon, en vrai il te reste encore à faire le teint et les lèvres, mais on s'en fout, on ne les voit pas sur les photos.)
 
 
Alors oui je sais que j'avais dit que j'attendrai les beaux jours avant d'utiliser mon dernier trésor (alias la palette Cherie Bow de Dior dont je t'avais parlé ici)

Seulement voilà, au vu de la météo, ce n'est pas près d'arriver (les beaux jours, j'entends) (suis un peu, bon sang), et cette minaudière fourbe me fait des clins d'œil tous les matins depuis son petit casier, avec l'air de dire "oh allez, essaie-moi nom d'un nœud de Fontanges !"
Ce matin j'étais en avance (miracle) (le truc qui arrive aussi souvent que les éclipse de soleil totales) du coup je me suis dit, oh, allez, faisons fi de la bruine et des nuages couleur chewing-gum sale, et trempons nos pinceaux dans cette mimi merveille hiiiiiiiiiiii.

Bon, du coup, pour les photos, ça a été une galère monstrueuse vu la luminosité quasi inexistante du ciel d'aujourd'hui (c'est peut-être la journée la plus triste de la semaine j'ai encore bien choisi mon jour moi) mais je vais tout de même te montrer ce que ça donne (je suis une kamikaze du make up bloguesque) (parfaitement).

Comme d'habitude (je vais jouer à faire semblant) (pardon) (Claude, si tu m'entends), une petite review des produits utilisés :
1) Uneuh baseuh (toujours de chez Gosh, je n'en ai qu'une, en fait)
2) La palette Cherie Bow de Dior, coloris Rose Poudré
3) Un mascara (en l'occurrence Sublime de Chanel)
4) Un visage avec des yeux
5) Des mains
(techniquement, les deux dernier, tu les as déjà)

Je voulais surtout accentuer le gris de la palette, j'ai donc eu la main très légère sur le rose. Très très. Trop en fait. Mais tant pis, j'aime bien le résultat quand même.
Tiens, le voilà :
Pas de soleil donc pas de lumière donc flash donc mauvais rendu des couleurs donc bof bof. Et en plus ça me fait les yeux marron foncé alors qu'en fait ils tirent plutôt sur le noisette verte. Bref. 
Comme tu vois le rendu est très doux, légèrement irisé, mais subtil. Les couleurs se fondent admirablement entre elles, c'est un pur bonheur à travailler.
Pigments niquels, intensité idéale, irisé juste comme j'aime, pailleté juste comme j'adore, eyeline crème qui glisse sur la peau comme si le pinceau travaillait tout seul, très peu de chutes, fards qui se fondent entre eux ... Bref, j'étais déjà conquise par cette palette, mais là je suis vraiment totalement complètement carrément amoureuse. Tout ça. Parfaitement.
Mon mascara est en fin de vie, quelle misère.

Bon, j'ai quand même tenté le coup en lumière naturelle, collée contre la porte fenêtre (c'était froid et c'était moche, j'ai souffert pour toi, souviens t'en)
Et en plus j'ai un cil qui bique vers l'intérieur de mon oeil. Fils de chacal. (Je voulais ajouter "ce soir avec ma pince à épiler tu vas mourir comme un chacal", mais ça faisait deux fois chacal) (quoi, on dit des chacaux ?)

Pour aller avec ça, je me suis amusée à me faire une coiffure simplissime mais qui fait toujours un effet de ouf malade tellement les gens s'imaginent que c'est compliqué à réussir (alors qu'en fait non, c'est le truc le plus con de l'univers) (je t'expliquerai à l'occasion) (je laisse toujours planer le doute, avec un hochement de tête "hm hm c'est pas fâââcile ouais, hm hm") : le nœud de cheveux.
Ben oui, nœud de Fontanges, d'accord, mais comme il est sur le boitier, on ne le voit pas. Du coup paf ! mais c'est bien sûr ! j'm'en va l'faire dans mes tifs ! Et ça donne ça :
Là il est volontairement fait à l'arrache parce qu'il y avait du vent dehors et que quitte à être décoiffée je me suis dit autant que ce soit volontaire, mais on peut le faire en bien plus propre, bien plus discipliné et sage, et le rendu est vraiment chouette. 

Allez, on récapitule :

1) On se base la paupière (et bla et bla et bla, tu connais la chanson)
2) Pinceau biseauté, eyeliner noir en ras de cils supérieurs et inférieurs (j'ai mis l'eyeliner en premier pour qu'il se fonde aux fards et perde un peu d'intensité)
3) Pinceau plat, gris clair sur la paupière mobile
4) Pinceau creux de paupière, gris foncé en coin externe et creux de paupière (donc)
5) Pinceau fluffy, rose en paupière fixe jusqu'à l'arcade sourcilière, en fondant les fards par la même occasion.
6) Pinceau plat le retour, rose en coin interne et en ras de cil inférieur jusqu'à la pupille
7) Mascara (en zig zag, et on enlève l'excédent avec un peigne à cils)
8) Teint (crème de jour + fond de teint + poudre en zone T + Météorites + blush, c'est fou tout ce que je me tartine sur la tronche) (et ça ne se voit pas, j'aime).
9) Lèvres : je n'ai pas utilisé le gloss de la palette, trop frais pour ce temps  chien galeux, j'ai plutôt ressorti mon indétrônable Rouge Automatique Shine de Guerlain (coloris Mi-Mai) et je m'en suis généreusement coloré le bec. J'en ferai une review bientôt, ce truc est mon prince charmant (Monsieur Pintade va m'en faire des crises de jalousie)
10) Cheveux : un élastique, trois barrettes, et hop, un nœud !

Rien de compliqué encore une fois, mais la pintade est une volaille après tout : elle aime quand ça va vite.
 
 
Je ne sais pas vous, mais chez moi, dès qu'il fait trop froid, trop chaud ou trop entre les deux (c'est à dire tout le temps), mes lèvres sont un vrai champ de mines. Une vaste (oui enfin vaste ... je me comprends, je ne suis pas Angelina Jolie, non plus) étendue de peau gercée, craquelée, asséchée, désespérée (et plein d'autres adjectifs en "ée"), qui me tire des grimaces de douleur à chaque fois que je tente un sourire (et après on s'étonnera que je tire la tronche) et fait faire des paquets-moches aux meilleurs rouges à lèvres.

Du coup, pas le choix, je suis condamnée au traitement par baume à lèvres ad vitam aeternam. Du coup, chaque jour que les dieux font, irrémédiablement, qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il ensoleille, même punition : tartines de baume bien gras à la truelle matin et soir, jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Alors forcément, face à une telle fatalité, je suis partie en quête, sur mon destrier argenté (alias Gisèle ma Mégane) du Baume Parfait, c'est à dire de celui qui me ferait subitement, rien qu'en l'ouvrant et en l'approchant de mes lèvres, par pure intimidation d'efficacité, une bouche de top modèle de magazine bôôôté.
(bon en vrai aucun produit n'est efficace uniquement en l'ouvrant, mais vous avez compris l'idée).

Et comme j'ai une vieille passoire en plastique à la place du cerveau, et que j'oublie tout le temps mon baume quelque part (et que je crois toujours aux promesses idiotes des publicitaires qui savent écrire pour les pintades) (ces gens-là sont des gourous qui pratiquent l'hypnose et le sacrifice de chatons à la pleine lune), j'en achète toujours plein, j'en teste, j'en oublie, j'en reprends, et au final, j'en accumule.
Alors autant que ça serve à quelque chose, voici une petite review test des baumes à lèvres en lesquels j'ai investi ma vie, mon sang et mon âme (parfaitement).

1) Le baume réparateur au Beurre de Karité de chez Yves Rocher
C'est loin d'être le plus cher, mais c'est sans doute le meilleur. Léger, il ne plâtre pas les lèvres mais les hydrate vraiment en profondeur, et les répare vraiment. Son odeur n'est pas écœurante, son goût non plus, il a donc presque tout pour lui.
Son seul défaut ? Je le bouffe. Donc j'en mets des tonnes. Donc je l'use vite.
Sa place ? Sur ma table de chevet. J'en mets une épaisse couche avant de dormir, il bosse pendant la nuit (et du coup, je le bouffe moins en dormant).
Vous le trouverez à 2€60 chez Yves Rocher (1€30 en ce moment)
2) Le baume nourrissant Mauves Cristallisées de chez Yves Rocher
Encore un baume pas cher du tout et franchement sympa, moins efficace que le précédent (celui hydrate (il est dit nourrissant, bon, soir), il ne répare pas) mais très agréable parce que parfumé (aux mauves cristallisées, donc) (moi j'aurais plutôt dit pivoine en PVC, mais bon).
Celui-là est toujours dans mon sac, pour hydrater mes lèvres de sale pipelette toute la journée.
Vous le trouverez à 2€20 (en ce moment 1€20) chez Yves Rocher
3) Le Fruity Shine Grenadine, de Labello
J'avais acheté celui-ci en me disant "Chouette, un baume qui va sentir bon ET me colorer les lèvres houhouhou !".
Ben oui, on sait ce que c'est c'est, le baume à lèvres, c'est souvent un machin blanc qui fait des paquets aux commissures et pâlit les lèvres en te donnant une tronche de malade tirée de son lit. Alors imagine ma joie !
Et puis en fait non. Je veux dire, oui, il colore, oui, il sent bon, oui, il est bien joli ... mais il répare queue dalle. Il hydrate peut-être un petit peu. Un tout petit peu. Disons qu'il ne dessèche pas, pour être honnête. Mais si tu as les lèvres bien bousillées, ce n'est pas vers lui qu'il faudra te tourner.
Ceci dit, son rendu est plutôt sympa, brillant, légèrement coloré. Plus léger qu'un gloss, il ne colle pas les petits cheveux et donne plutôt bonne mine. Mais il faut en remettre souvent, car sa tenue est légère et comme il sent bon ... on a vie tendance à le manger (pas bien).
Du coup, celui-ci a atterri dans ma trousse de maquillage.
Vous le trouverez à environ 2€40 en grande surface.
4) Le Labial Stick Protecteur et Réparateur, de SVR
Je me suis tournée vers celui-ci par confiance envers la marque de cosmétologie médicale SVR (dont j'ai adopté le gel moussant pour le visage et la crème hydratante  avec joie et allégresse) et bien ...
C'est ma grosse déception. Il est très gras, plutôt désagréable à porter, fait les lèvres blanches n'a pas une odeur mirobolante et finalement ne répare pas grand chose ...
Je l'ai relégué au fond d'un tiroir, en dépannage ...
Vus le trouverez à environ 4€50 en parapharmacie.
5) Le baume à lèvres Plaisirs Nature Framboise, de Yves Rocher
Celui-ci est une relique (il me semble qu'il ne se fait plus sous cette forme) (il y a un stick de baume à lèvres à la framboise chez Yves Rocher, mais je ne sait pas s'il s'agit du même) (je ne crois pas) que j'ai depuis pas mal de temps, que je n'utilisais pas, que j'ai retrouvé en faisant du rangement et que j'ai repris, finalement. Parce que j'avais deux gros reproches à lui faire :
1) Sa présentation en pot. Moins hygiénique tu meurs ! Et moi qui ai toujours les mains dégueulasses au boulot (je fais une consommation de gel hydroalcoolique hallucinante) je t'avoue que je n'ai jamais eu l'idée de le glisser dans mon sac.
2) Le film blanc et gras qu'il laisse sur les lèvres. Cela vient certainement de ma carnation, mais le rose extrêmement pâle qu'il laisse me donne une tronche de zombie grippé.

Ceci dit, j'avais aussi deux compliments à lui adresser :
1) Son odeur et son goût de framboise fraîche est à tomber. Rien que pour ça j'ouvre parfois juste le petit pot pour le sniffer un bon coup.
2) Il hydrate vraiment bien, et fais des lèvres très douces à la longue.
Finalement, je lui ai trouvé une place idéale : dans la salle de bain. J'en passe une bonne couche après m'être nettoyé le visage (et gommé les lèvres dans la foulée) juste avant la douche. La vapeur d'eau chaude dégagée par ma douche le fait pénétrer en profondeur et double son efficacité. Et puis comme ça, je suis sûre d'avoir toujours les mains propres en l'appliquant ...

Du coup, en fait, pas d baume parfait, mais plusieurs complémentaires ... La quête n'est pas encore terminée, nom d'une méduse à moustaches !
 
 
Cet hiver, les collections maquillage de Noël n'ont pas énormément eu raison de moi (ce qui est absolument exceptionnel vu mon adoration pour les paillettes et autres dorures bien bling bling) mais il est en tout de même une qui a retenu grandement mon attention et celle (plus alarmée et alarmante) de ma carte bleue, la palette Regard Signé en coloris Harmonie du Soir de Chanel.

Quand elle est sortie, un intense dialogue entre ma carte bleue et moi a mené à une crise aiguë de schizophrénie :
Moi : Je la veux, je la veux, je la veux, par tous les Dieux je la veux !
Ma CB : Hé ho, on se calme la volaille, au prix du gaz, t'es pas folle ?
Moi : ... Bon ben ... Je vais attendre un peu alors tu crois ?
Ma CB : Voilà. Brave bête, sois raisonnable.

Et bien ma CB est une gourgandine. Parce que j'ai suivi ses conseils, et résultats des courses, quand, après Noël, j'ai eu un peu de piécettes pour faire l'acquisition de cette merveille et bien ...
Et bien elle n'était plus en magasin.
Nulle part.
Le drame.

S'est alors ensuivie une longue quête digne de la quête du Graal pour la débusquer, moi brandissant ma Visa d'une main de fer telle un chevalier sans peur et sans reproche (j'ai failli dire une chevalière, mais je me suis visualisée avec la tronche d'une bague à initiales et ... voilà), avec mon fidèle écuyer (un peu blasé sur la fin), Sir Monsieur Pintade (Sir Chouinette par moments), écumant les parfumeries de France et de Navarre ... En vain. Même papy internet (l'outil indispensable de tout chevalier en quête des temps modernes) a failli.
Ce fut à ce moment précis, alors que tout espoir avait disparu, que quelque part dans les tréfonds de ma mémoire embrumée a surgi un souvenir enfoui, un éclair de lucidité digne de la révélation onirique du tableau périodique des éléments de Mendeleïev : mais c'est bien sûr, il existe un second Marionnaud chez moi, au centre commercial ! (ça fait très années 90 de dire "centre commercial", ça me rappelle les sitcoms de M6). J'ai alors dégainé mon pigeon voyageur (alias mon portable) pour appeler le-dit Marionnaud et demander (sans grand espoir) si par hasard, au fond d'un tiroir ...
Et bien par hasard, au fond d'un tiroir, il y avait THE palette.
Joie.
Bonheur.
Allégresse.

Je suis rentrée en serrant mon trésor contre mon coeur, avec le sourire béat qu'avait certainement Alexandre le Grand après la prise de Milet.
Alors j'ai frimé comme une gueuse en faisant des photos de groupe avec mes cadeaux de Noël :
Tu peux ici voir, de gauche à droite ainsi qu'il est d'usage en Occident, un charmant flacon de Miss Dior, une magnifique bouteille de J'adore, un stylo eyeliner waterproof Chanel (coloris Expresso), le Graal (donc) alias la palette Harmonie du Soir, le vernis Diva de la collection Noël de Dior et enfin la dernière née des Illusions d'Ombre de Chanel, l'or-bronze nommé Apparence. Joli butin, j'avoue.

Mais bon, comme là on ne voit pas franchement les couleurs des fards (merci Instagram), voici la photo de la collection sur le site de Chanel :
Nous avons donc ... Un or patiné très brillant mais loin d'être vulgaire (pari difficile avec le doré qui a vite fait de tourner bling bling en toc), un taupe légèrement rosé délicatement irisé, un prune à la limite du bordeaux et un rose tendre léger. Une harmonisation plutôt originale pour Noël, si vous voulez mon avis (et même si vous ne le voulez pas, du coup). Le boîtier est toujours le même, noir laqué, estampillé du double C sur le couvercle, avec un large miroir et une pochette de velours pour le ranger. Classe, mais néanmoins peu original (je ne sais pas vous, mais moi en bonne adoratrice du dieu du packaging, j'aurais peut-être apprécié un boitier légèrement customisé pour cette collection limitée ... M'enfin c'est un détail).

Pour une fois, les fards ne sont pas cuits mais pressés (en forme de boutons emblématique de la fameuse veste noire de Chanel)(c'est tellement joli qu'on rechigne presque à y tremper le pinceau, mais que diable, c'est fait pour être utilisé, après tout), ce qui garantit un prélèvement au pinceau plus aisé et une pigmentation vraiment très satisfaisante. Ils sont extrêmement faciles à travailler, même quand on est maladroite à gauche et gauche à droite (comme c'est mon cas), se fondent admirablement les uns aux autres et offrent de multiples possibilités de combinaisons, du plus soft au smoky de soirée. Et, ce qui est fort appréciable, ils font très peu de chutes. Chouette chouette, donc.

Vu que j'aime beaucoup l'effet assez intense que l'on peut obtenir avec ces fards, voici un petit make up en 10 minutes chrono, bête comme chou et finalement plutôt passe partout, pour une soirée improvisée ou même pour allez faire vos courses à Leclerc, pourquoi pas (suivez mon regard). Comme d'habitude, une liste des produits que j'ai utilisés :

1) Une base. En l'occurrence celle de Gosh.
2) La palette Harmonie du Soir, de Chanel (ben oui, forcément, faut suivre, hein)
3) Le stylo eyeliner waterproof de Chanel aussi, coloris 85 Grenat.
4) Le mascara Sublime, de Chanel itou.

Et des photos pourries.
D'abord en lumière électrique sans flash, mais on ne voit rien. Niet. Nothing. Nada. Juste mes yeux de poulet. Bon.
Alors du coup une photo avec flash, qui est un peu mieux, mais sur laquelle, allez savoir pourquoi, je fais des yeux en accents circonflexes. Des yeux de fougère, comme dirait André Breton.
Et puis une où je regarde au plafond, histoire d'avoir l'air moins con.
Ouais, je sais.
Raté.
Bon, alors une où je regarde vers le bas, d'un air penaud et coupable. Mais où, du coup, on voit mieux les fard. C'est un peu le but, tu me diras. Mes rétines, vous vous en foutez comme de vos premières bougies.
Alors je crois que désormais je ne ferai que des photos les yeux fermés. Voilà.

Si toi aussi tu veux faire pareil (tu pourrais sans doute faire tellement mieux, mais peut-être souhaites-tu te rabaisser), c'est très simple :

1) D'abord, la base, tu connais la musique, on pose au doigt, on laisse pénétrer le temps d'un entrechat dans la salle de bain parce que le carrelage est froid.
2) Avec le stylo liner grenat, j'ai souligné mes cils supérieurs et inférieurs en traçant un trait assez soutenu au ras de cil, que j'ai fondu au doigt au coin externe en l'étirant légèrement vers la tempe.
3) Hop hop, pinceau plat, le taupe sur la paupière mobile en tapotant pour une couleur uniforme.
4) Avec un pinceau pour creux de paupière, j'ai pris le prune-bordeaux et je l'ai placé au coin externe (en le fondant légèrement avec le liner qui est d'une teinte très proche) et en creux de paupière (donc) en le dégradant vers les tempes (pour éviter l'effet "j'ai un oeil au beurre noir d'accord, mais tu verrais la tronche de l'autre !")
5) Avec un pinceau fluffy (un pinceau niais, quoi) (pardon), j'ai pris le rose, que j'ai déposé en illuminateur sous le sourcil, en le fondant avec le prune-bordeaux qui squatte mon creux. Toujours dans l'optique d'éviter le "j'me suis battue comme une mangouste à la récré, fallait voir ça ! Ali/Foreman à côté, c'était du poil à gratter !".
6) On reprend le pinceau plat (si c'est le même, on le nettoie bien avec un mouchoir en papier) et on le plonge cette fois dans le doré pour la touche finale en coin interne et en ras de cils inférieurs sur environ un quart de l'oeil (en gros jusqu'à la pupille quand on a le regard fixe d'un mérou mort) (par exemple celui qu'on a en attendant le métro) pour ouvrir le regard (c'est beau, c'est chouette, et ça fait des paillettes)
7), Allez zou, ça fait 9 minutes déjà, j'suis à la bourre, mascara, et le show doit go on !
 
 
L'autre jour, en allant racheter une bouteille de parfum à un ami (suite à un accident domestique dont nous sommes lamentablement responsables, mon coude droit et moi), j'ai discuté un peu avec ma maquilleuse préférée de chez Marionnaud, et nous en sommes venues à un constat navrant (attention, très forte révélation qui va probablement changer la face du monde ad vitam aeternam et de manière exponentielle et irrémédiable) (parfaitement) : les hommes sont laissés sur le bord de la route comme des hérissons malpropres sur lesquels on roule cruellement par l'industrie des soins et de la beauté (cris outrés du public, évanouissements dans l'assistance, OH et AH d'indignation)

Regardez dans les rayons d'une parfumerie ou même d'une grande surface, et comparez l'ampleur des étalages de produits féminins (dignes d'un souk égyptien en plein circuit touristique pyramidesque) avec celui destiné aux hommes (comparable à la quantité de fraises bio que l'on peut trouver chez un primeur au mois de février). 
Chez Madâââme
Et chez Môôôssieur
Je crois que vous avez compris l'idée ...

Et si on fait le point ...

1) Généralement, niveau parfum, ils n'ont droit qu'aux eaux de toilette, alors que nous, nez sensibles et fleurs délicates, sommes assommées d'eaux de toilette, d'eaux de parfum, de parfum, d'extraits, d'eaux fraîches et autres bidouillous embouteillés. 
Alors bon, on sait bien qu'ils ont du mal à choisir et qu'ils ont parfois l'air de mouettes en pleines marées noires dans les rayons cosmétiques, mais tout de même, ils ont un nez, eux aussi. 
Bon.

2) Il existe très peu de marques qui se sont lancées dans le pari fou de lancer des gammes de soin masculines. A croire que les hommes n'ont jamais la peau qui gerce, jamais la peau trop grasse, jamais la peau trop sèche, jamais de rougeurs, jamais rien, ou alors qu'ils se contentent de plonger leurs doigts virils dans le pot de cold cream parfumée à la fleur d'oranger de leur douce moitié en assumant de fleurer bon la douceur en bouton par-dessus l'après-rasage.
Parce que c'est à peu près tout ce qu'on leur apprend à se passer sur la bobine : l'après-rasage. A croire qu'ils ont une peau qui ne fabrique absolument rien d'autre que du poil.

3) Même chose pour les gels douche et les shampoing, le choix est trèèès vite limité (à part s'ils prennent leur parti de taper dans les bouteilles d'Axe et d'embaumer la cocotte chimique pendant quatre heures et demi). C'est bien simple, alors que nous avons des shampoings pour cheveux secs/gras/longs/frisés/plats/électriques/sensibles/blonds/bruns/verts-à-pois-roses, eux n'ont qu'un seul choix : shampoing-pour-homme. Voire shampoing anti-pelliculaire ou anti-chute, puisqu'il est bien connu que tous les hommes ont exactement la même nature de tifs, et qu'ils se grattent tellement le crâne qu'ils en finissent immanquablement chauves à 30 ans. 

4) Et puis ils ont une peau en kevlar sur l'ensemble du corps, puisqu'il n'existe pas de savon adapté à leur hygiène intime (mais enfin voyons, il est bien connu que les hommes ne se lavent pas/ont des muqueuses en teflon), alors qu'on nous inonde de publicités teintées de lumière rose et or où des fleurs de lotus viennent déposer leurs délicats pétales frissonnants de fraîcheur pour faire notre toilette intime dans une douceur digne d'une purée de chamallows. Fragiles, les parties intimes des hommes ? Tu parles, Charles, un coup de laine de fer et emballé c'est pesé, tout ça est propre comme un 15 tonnes passé au karscher.

Quand nous avons pour la première fois jetés respectivement un oeil à la trousse de toilette de l'autre, Monsieur Pintade et moi, nous avons échangé le même regard effaré qui signifiait respectivement "oh mon Dieu tout ce bordel qu'elle trimballe !" / "Par la barbe de Taranis, mais il n'y a qu'une brosse à dent, un rasoir et une bouteille de Tahiti là-dedans !"

Alors oui, c'est vrai que les hommes accordent généralement (ce qui est loin d'être une règle absolue) moins de soin et d'importance à leur chouchoutage personnel, mais croyez-moi, c'est davantage par effet de société (en gros il faut être une femme ou une tafiole pour se mettre une crème de nuit) (de toute façon on ne leur propose RIEN donc ils n'essaient RIEN) (et chouinent qu'ils ont la peau qui tire et les mains gercées) que par choix. Et restent avec les mains tendues devant eux comme des corps étrangers explosifs et potentiellement radioactifs quand on leur passe de la crème réparatrice. 

Et ce qui m'énerve (oui je suis énervée aujourd'hui) (il fait tout moche dehors mais le ciel n'a même pas la bonne idée de neiger pour me permettre de rester bloquée au lit demain matin) c'est que l'inverse est valable aussi. 

Tenez, prenez le rasage par exemple. Il est bien connu que les hommes se rasent. Beaucoup. Souvent. 
Donc on leur offre plein de jolis produits bien chouettes pour adoucir ce pénible moment : mousses, gels, baumes, rasoirs high-tech et zibouibouis pour éponger les coupures (parce que les hommes sont des bourrins maladroits).
Mais nous ? Nous ? Nous que l'on élève dans la haine du poil (c'est sale, c'est moche, ça fait vulgaire et négligé) et le culte de l'épilation, on nous offre plein de jolies choses pour casser la gueule à notre pilosité : épilateurs, cire chaude, cire froide, cire en bande, pinces à épiler, crème dépilatoires ... Mais niveau rasage ? Et bien pas grand chose, à part des rasoirs couleur pastel. Des mousses, des gels, des baumes pour faciliter le rasage ? Nooon, une femme, ça s'épile, voyons. 
Sauf qu'il existe des femmes qui ne supportent pas l'épilation (avec eczéma à la clé en bonus cadeau) et qui sont bien forcées par le destin à se tourner vers le rasage. Sauf que ça ressemble plutôt à de l'épluchage avec un économe puisque tout ce qu'on peut mettre sur notre peau avant d'y passer les lames ... c'est du savon.
Je peux vous dire que ma vie a changé quand j'ai découvert la mousse à raser. Finies les coupures, les gerçures, les boutons, les irritations. Mais, comme les hommes qui acceptent de sentir la rosée du matin en nous piquant nos crèmes, on doit accepter de fleurer la Cologne bien virile en leur empruntant leur mousse magique.

Alors que franchement, il y aurait moyen d'équilibrer tout ça, non ?
Ou comment faire de la mousse à raser un accessoire chic et girly.
 

Les mémoires d'une Pintade