L'autre jour, j'ai eu des envies de vert.
Mais alors vraiment vraiment. L'envie la vraie, la méchante.
Du coup j'ai enfilé une jupe droite vert forêt (merci H&M), j'ai mis un noeud vert dans mes cheveux roux-roux (oui la pintade aime les noeuds), je me suis vernis les ongles en vert pastel (avec un petit mignon de chez Bourgeois délicieusement nommé "Vacances à Hawaï" dont tu entendras très certainement encore parler tant je l'ai aimé) (mais je ne l'ai pas photographié et je souffre du syndrome de l'écaillage compulsif de vernis, ce qui abrège généralement considérablement la durée de vie de mes vernis dès le moindre accroc) et évidemment, j'ai eu envie de mettre du vert sur mes z'yeux.
L'ennui, c'est que le vert sur les yeux peut vite virer mauvais goût s'il n'est pas bien dosé. 
Si si je t'assure, souviens-toi :
Et comme j'ai parfois une tendance naturelle au mauvais goût, je m'en méfie un peu.
Du coup, je me suis tournée vers une valeur sûre qui-n'est-pas-vraiment-vert-mais-présente-un-bon-compromis-avec-lequel-on-ne-peut-pas-trop-se-planter : l'Illusion d'Ombre Epatant, de Chanel.

Je t'ai déjà parlé des Illusions d'Ombre de Chanel (si si, c'était, je m'en souviens) et tu dois te rappeler à quel point ces trucs-là sont formidables. Si tu ne t'en rappelles pas, je te le re-dis : ces trucs-là sont formidables. Beaux, brillants, pigmentés, faciles à travailler, et côté tenue, je peux t'affirmer qu'ils sont à l'épreuve des balles.

Epatant est un des premiers bébés de la saga (qui s'enrichit de plus en plus à chaque collection) (d'ailleurs il y a deux petits nouveaux, poétiquement nommés Apparition et Convoitise, respectivement bleu nuit et beige cuivré dont tu entendras trèèèès bientôt parler ici), c'est un beau kaki bourré de reflets métallisés argentés.
Comme c'est une couleur plutôt froide, j'ai voulu la "réchauffer" avec un beau brun en coin externe (le Brun Austral de la palette DuoLumières n°1 d'Yves Saint-Laurent) et une touche de doré en coin interne, encore avec une Illusion d'Ombre, la teinte Apparence cette fois (un sublime vieil or que je mets à peu près partout). Et ça a donné ça :
A la lumière du jour (chouette chouette chouette, le soleil revient, la lumière naturelle donne enfin quelque chose)
Un coup de flash pour te donner une idée de la brillance métallique de la chôôôse. 
Hiiiiiiiiiiiiiiiiii du soleil et des pailletteuuuuuuuuh
Avec flash, bla bla bla
 Et z'yeux fermés, ça brille encore plus (si si) (c'est logique en fait, réfléchis) 
Et puis ... flash, voilà, tu as gagné. 

Résumé ? 

1) Base, jeune Padawan, base.
2) Epatant sur toute la paupière mobile, au doigt (parce que la texture est trop chouette à patouiller)
3) Un trait de crayon (le crayon waterproof de Chanel, n° 20, Expresso) en ras de cil pour intensifier le regard, nom d'un petit vase bleu.
4) Brun Austral en coin externe et en creux de paupière (avec un pinceau pour creux de paupière, of course). Attention à bien fondre les deux couleurs entre elles. Sinon c'est moche, et tu prends le risque d'avoir la Brigade du Goût à tes trousses. 
5) Beige Céleste (c'est le copain du Brun Austral dans la palette YSL) en illuminateur sur la paupière fixe, avec un pinceau fluffy (j'aime bien ce mot, fluffy, ça me fait penser à un petit poney touffu).
6) Apparence en coin interne, pour illuminer le regard.
7) Mascara, fond de teint, poudre, blush, jus de pomme, et c'est parti.

Techniquement, tu es parée pour la journée, même si tu bailles comme un hippopotame narcoleptique, que tu rigoles comme une hyène hystérique ou que tu te prends trois injections de morphine à 3h du matin avant de passer une nuit blanche dans un lit à barreaux. A l'épreuve des balles, je te dis. 
Et sans ressembler à cette vieille harpie d'Ursula.
 


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Les mémoires d'une Pintade