Hier était une journée de merde.
Mais alors vraiment une journée de merde.
Une de ces journées de merde (donc) où tu te réveilles avec à peine 4h de sommeil dans les papattes, aussi patraque que si tu avais subi un essorage dans un tambour de Whirpool 1100 tours/min, et où tu dois aller travailler tant bien que mal, face à l'humanité enfantine qui s'est semble-t-il juré de pactiser avec le démon pour te pourrir la vie de crachats purulents.
Une VRAIE journée de merde.

Je ne sais pas toi, mais pour ma part, les journées de merde me donnent toujours l'envie irrépressible et absolue de m'acheter des trucs dont je n'ai pas fondamentalement besoin. Un peu l'équivalent des petits poneys (en plastique hein, pas des vrais poneys) (malgré mes annuelles et irrémédiables lettres au Père Noël) que mon père me ramenait quand j'étais petite et malade comme un chien galeux. Une consolation matérielle contre l'injustice crasse du monde environnant (donc finalement, après mûre réflexion, je me dis qu'en définitive, j'en ai besoin).
Du coup, après une telle journée (de merde, je te le rappelle), il a bien fallu que j'aille me consoler (pauvre moi). 
Tout naturellement, en sortant du boulot, j'ai donc traîné mes (fausses) santiags crasseuses (merci au tuf-beurk de la cour sans lequel ces grandes traînés jaunâtres et ces traces de ballon boueux n'auraient pas été possibles) dans mon deuxième chez-moi.
Je suis allée chez Marionnaud. 
Et j'ai craqué. 
Je me déteste.

Depuis que j'ai vu les previews des collections de maquillage de printemps sur le démon qu'est le net, la palette bijou de Dior, issue de la collection Chérie Bow, ne fait des clins d'oeil aussi outrageux que provocateur, et une petite voix me susurre à l'oreille que ce kit complet (3 fards à paupières, un eyeliner, un gloss) pourrait bien être un must-have absolu pour mon sac à main, et que le rose pourrait potentiellement avoir de la gueule sur mes paupières surtout couplé avec ce magnifique gris et cet eyeliner noir qui ...
Oui bon. Des prétextes fallacieux, quoi.

Voici donc l'objet du délit :
Une charmante minaudière-qu'elle-est-trop-mignonne en forme de noeud de Fontanges, estampillée du logo de la maison mère (que tu peux faire passer pour un range-CD si toi aussi tu as un batteur à la maison).

J'ai choisi la n°1, Rose Poudré, une harmonie de rose et de gris doux pour jurer un peu moins avec mes yeux marécage et mes cheveux roux-roux (la teinte n°2, Rose Perle, est plus axée autour du rose pastel et du blanc ... perle, donc) (plus adapté aux blondes et aux yeux bleus, à mon humble et pas terrible avis). 

Et quand on l'ouvre ...
Sans flash, avec la fantastique lumière artificielle qui défonce les rétines de ma salle de bains.
Et puis avec flash
Tadaaaaaaaaa !
Trois sublimes (oui, sublimes) fards à paupières aux tonalités douces et fraîches : un rose poudré délicatement irisé, un gris clair argenté qui tire vers le taupe (un gris chaud, donc, ce qui est plutôt peu répandu) et un gris sombre piqueté de paillettes discrètes mais qui lui donnent des reflets de ouf-malade (comme dirait le batteur), pour se faire un smoky eye printanier et faire de l'ombre aux fleurettes parfumées et aux petits oiseaux qui font cuicui dans les prairies (parfaitement).
Un charmant (oui charmant) eyeliner noir, le truc dont on a toujours besoin (au même titre qu'un petit pois) (ou qu'un tournevis cruciforme) chez soi. Qui a le mérite d'être crémeux, facile à passer avec un bon vieux pinceau biseauté, et mat pour contrebalancer les paillettes-qui-brillent et souligner le regard en ras-de-cil.
Et puis un adorable (oui adorable) gloss rose caché sous un petit capot, très frais, histoire de colorer les lèvres (tels de délicats boutons de rose sous la rosée du matin, blablabla) tout en légèreté et en transparence. 
Classe.
Très très classe.

(je ferai très prochainement des essais maquillage avec la bêêête)


Ça me donne des envies de robes à carreaux Vichy, de sandales à fleurs importables, de noeuds et de fleurs dans les cheveux, de libellules qui volent avec un boucan d'hélicoptère et d'infusions de verveine citronnelle sirotées dans le jardin, les orteils farfouillant dans l'herbe et le soleil sur le nez. Tout ça.

                                                        ~~~~~~

En attendant ces jours bénis, si toi aussi tu as envie de craquer ton plafond de découvert maximum autorisé grâce à CriCri-d'amour Dior, sache que l'offre actuellement en vigueur chez Marionnaud (- 20% sur les coffrets) est également valable sur cette palette (ce qui est un bon plan non négligeable quand on voit le prix de la Chôôôse) (et ce n'est possible que jusqu'au 3 février, hâte-toi jeune Padawan)

75€20 chez Marionnaud (60€16 avec les -20%, uniquement en magasin)
73€70 chez Nocibé
73,90 chez Séphora
Avoir des paupières papillotantes qui crachouillent le printemps en plein hiver, ça n'a pas de prix. 
 


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Les mémoires d'une Pintade